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mardi 29 décembre 2009

Impressions cambodgiennes!

-Il fait chaud :p

-Peuple meurtri et méfiant à cause de son lourd passé (Annie S, tu te reconnais dans ces mots :D)

-Peuple souriant et enjoué

-Petit pays, petites distances, mais longs trajets

-La province du Mondulkiri est la moins touristiques et la moins peuplée... c'est un ''autre'' Cambodge trop souvent oublié.

-Les gens sur les toits des camions et minibus ou dans les boîtes arrières

-Les foulards sur la tête

-Les routes en construction

-Plus de voitures qu'ailleurs

-Les moines et les ''nuns'' qui sont si nombreux

-Les moines qui attendent leurs offrandes devant les maisons et les restaurents / magasins (des fois sans rien recevoir :( )

-Les temples (il y en a PARTOUT)

-La pauvreté frappante

-Les enfants travailleurs

-Notre séjour chez les Pnongs

-Les tuk-tuks qui ont l'air de carosses (très différents de ceux que j'ai connu au Sri Lanka ou en Inde, ils m'ont impressionée)

-Le fait que nous ayons prévu qu'une semaine au Cambodge et que nous soyions restées le double car le pays nous a charmé... Encore court direz-vous, mais c'est le seul qui aura été visité si rapidement, d'habitude, nous utilisons toute la durée du visa!

-Les ''fruit shakes''

-Le nombre de tuk-tuks à Siem Reap (louer une moto est interdit dans la région car les chauffeurs pour Angkor seraient tous au chômage!!)

-Noël dans un pays bouddhiste

-Les grenouilles au déjeuner dans notre hutte de l'est

-Les gars qui pleurent (ou sont TRÈS émus dans tous les clips de musique que nous avons vu... tout de même quelques dizaines (merci aux trajets de bus))

-Les nuns qui passent trop inaperçues parce que leur uniforme est mauve pâle

-La quantité d'escargots qui est vendue

-Le peuple Khmer en général

jeudi 24 décembre 2009

Jours 67-68 : Kratie

Le trajet vers Kratie a été beaucoup plus court que le précédent! Joie! Mais on dirait que mes fesses ont été traumatisées et après 1 heure je suis déjà très incomfortable. J'espère que ça passera bientôt car sinon je suis mal! Cela nous a permis d'arriver dans cette autre petite ville du bord du Mékong pour se reposer, reprendre des forces et essayer de calmer nos estomacs avant de prendre la route pour le Laos. Au programme ? RIEN PANTOUTE! (Ah oui : Noël!) JOYEUX NOËL!

Jours 64-65-66 : Senmonoron : pluie de fourmis rouges et rencontre des Pnong

Ce matin là, notre bus est arrivé 1h15 en retard et nous avons rencontré LE Cambodge qualifié de non touristique (après avoir fait les routes habituellement parcourues) dès que nous avons mis les pieds dans le bus. Pour une route qui allait prendre 7 heures malgré le peu de kilomètres à parcourir, nous étions trois fois trop dans un minibus remplit à bloc par des passagers, des fruits, des matelas, des convertures, de la nouriture, UN ARBRE, etc. Non seulement, ils n'avaient pas prévu d'espace pour les jambes (comme c'est souvent le cas, donc ça passe malgré l'inconfort de la foufoune), mais en plus ça PUAIT LE DURIAN à mort. C'était effrayant comme odeur, au point que j'ai du prendre un gravol et que nous avons respiré par la bouche pendant tout le trajet, rendant nos lèvres et gorges ultra sèches. Évidement, on ne pouvait ouvrir la fenêtre, poussière de route trop abondante oblige.

Tout de même, dans le positif, un des gars dans le minibus (Mott) nous a pris sous son aile avec ses quelques mots d'anglais (dont : ''Honey, I'm telling youuuuuuu'' utilisé beaucoup trop fréquement). Nous avons dîner ensemble dans un ''pit stop'' et il nous a montré un hôtel où nous pourrions coucher, mais il n'est pas venu avec nous et nous a assuré que nous en verrions d'autres sur le chemin si nous préférions. Comme il était gentil et que tout ce qu'il nous a dit jusque là était vrai, nous ne nous sommes jamais senties obligées comme c'est le cas trop souvent. Toutefois, il s'agissait de bungalows super propres avec eau chaude (région froide malgré la jungle) et TÉLÉ CÂBLÉE! Ok, ça peut paraître superficiel, mais nous avions envie d'écouter un film de Noël!! 8$ plus tard, nous étions installées dans cet endroit calme et superbe.

Le soir, nous sommes allées au village (qui encore une fois est minuscule et en construction: pas de routes, juste de la terre et des trous) manger. Nous avons rencontré L'autre voyageur qui s'y trouvait, William, seul avec sa moto en train de se préparer à faire une route très dangereuse du sud est au nord est. Il était si drôle à compter son argent (il avait peur d'en manquer dans un trou perdu) et à raconter des histoires de voyage! Je vais devoir vous en faire part un jour, ça vaut la peine!!

Le lendemain très tôt, chacune à bord d'une moto, Mott et son ami nous conduisent chez un mahout (dresseur et propriétaire d'un éléphant... un pour chaque mahout, ça prend trop de place en avoir plus d'un dans le jardin! :P ) avec qui Amélie aura vécu sa première expérience éléphantesque. Ils nous a rejoint à sa hutte de ''ville'' qui est loin de tout, sans électricité, sans eau courante ni toilettes, pour nous amener à sa ferme où il habite et travaille. Mott nous laisse avec son ami Pnong (tribu du coin) qui ne parle presque pas cambodgien et encore moins... anglais! Ça c'est le début d'une aventure de mimes et de regards.

Sur le dos de Shivat (l'éléphante souffrant de problèmes intestinaux qui ont failli nous asphyxier à plusieurs reprises et nous faire mourir de rire par leur durée et leurs sons), nous nous sommes faites balancer pendant des heures! C'est siiiiiiiii inconfortable un éléphant! À chaque fois je me dis PLUS JAMAIS! Mais bon, Amélie était si contente!

Nous sommes arrêtées près d'un cours d'eau pour dîner pendant que notre guide est parti (on ne sait où) et que sa femme a fait son lavage de linge et de corps, avant que nous assistions au lavage de Shivat (que Amélie avait amicalement surnommé toutoune). La deuxième partie du trajet a été plus difficile puisque nous sommes entrées dans une partie beaucoup plus dense de la jungle. Shivat avait une plus grande sélection de feuilles à manger et elle en voulait toujours plus! Pendant qu'elle déracinait des arbres avec sa trompe pour se freiller un chemin (oui, des arbres), où qu'elle en arrachait des plus petits pour les manger, nous recevions des braches, des feuilles de bananiers et d'autres arbres dans la figure, il nous pleuvait des fourmis rouges dessus (ça a été une grosse guerre et nous avons été beaucoup piquées!) et nous avions hâte d'arriver car ça signifierait la FIN du ballotement (le retour se faisant à pied donc beaucoup plus vite car bordel que ça ne marche pas vite ces grosses bêtes là!).

Nous sommes arrivées à une hutte qui ressemblait à sa ''hutte de ville'', mais en plus petit et avec plusieurs enfants. Nous n'avons pas trop compris qui étaient les enfants de qui, qui était qui, mais nous pensons qu'il y avait des soeurs, leurs maris, la grand-mère et les enfants. Tout ça, dans une mini hutte toujours sans eau, électricité ou toilettes. Construites à même le sol, nous marchions sur la terre. La cuisine était inexistante, à part une petite table de bambou construite à l'extérieur et un mini feu de camp à l'intérieur (poumons noirs, nous voilà).

Nous étions à côté de leur rizière et de leur jardin de citrouilles et autres légumes, nous partagions la hutte avec une famille élargie en plus de leurs poules, coqs, chiens et Ze conchon. Les enfants étaient si sales et plein de poussière, mais si adorables. Nous avons fait ami ami en échangeant de la nourriture! Ils restaient tout de même craintifs!

Là où il est permis aux enfants de pisser dans l'entrée, aux poulets et aux chiens de se promener dans le panier où les légumes à manger sont fraîchement coupés, nous avons mangé un bon plat (qui nous a rendu un peu malade toutefois!) et un mauvais. Le mauvais c'était du bambou et de la citrouille cuits dans une tige de bambou. Oh que ce n'était pas bon! Mais nous avons mangé, politess oblige!

Le soir tombé, il s'est mis à faire froid! Nous avions des hamacs alors que tout le monde dormait sur la partie de la hutte qui est un peu surélevée et où on mange et dort. J'étais jalouse! Ça avait l'air beaucoup plus confortable leur truc, mais bon, évidement, je n'ai rien dis et nous n'avons pas vraiment dormi. C'était froid et humide, un mec est venu se prendre une feuille de tabac à 2hres du matin, le coq s'est trompé et il a hurlé à 4 heures en prenant soin de venir s'installer juste sous nos hamacs, les poules ont eu peur et ont sauté du toit (elles dorment dans un trou du toit) pour ensuite faire un vacarme en remontant. Bref, sommeil léger.

Le lendemain a été plus intéressant car nous avons marché dans la jungle, notre mahout hache à la main nous freillait un chemin. Nous sommes arrêtées dans plusieurs huttes sur le chemin du retour. Les gens, toujours aussi pauvres nous ont accueilli avec des sourires de gêne et un enthousiasme pour l'appareil photo qui est comme un miroir! C'est si drôle pour eux et donc si charmant pour nous! Les enfants avaient tous l'air malades. Je comprends avec le temps qu'il fait la nuit! Mais ça ne les empêche pas de jouer et de rire!

Nous avons même aidé (trop peu... le temps et notre lenteur oblige) à récolter le riz! Ça j'ai super aimé!! Panier accroché autour de la taille, nous allions de plus en plus vite!!

Bref, ce fut une expérience encore plus intense que dans le nord du Vietnam car nous n'avions pas de traducteur... seulement nos mains, nos expressions faciales et quelques sons. Ils constinuaient à faire comme ils feraient si nous n'y étions pas, nous avons vu la vie comme trop peu de gens la voient. Wow.

p.s. Notre mahout a gossé des baguettes avec du bambou pour le dîner... Amélie a été si impressionnée et lui si flatté de son enthousiasme qu'il lui en a gossé 3 paires de plus (petits motifs décoratifs compris) et moi il m'a fait des animaux en bambou!!! :)

Jour 63 : Kompong Cham

De Siem Reap, nous nous sommes dirigées vers la petite ville de Kompong Cham qui est sur la rive du Mekong. Il n'y a rien à y faire, mais elle consiste en un bon point de départ pour la province de Mondulkiri qui est complètement à l'est du pays (et la moins peuplée du Cambodge soit dit en passant). Dans les attractions de l'endroit, le marché et le pont de bambou qui relie la ville à une petite île en face (il est construit à la main et reconstruit après chaque mousson!). En peu de temps, le tour était fait. Nous avons rencontré un Anglais et 2 Américains avec qui nous avons passé la soirée à boire des jus de fruits (et du vin... l'Anglais n'arrêtait pas d'en acheter!)

Jour 60-61-62 : Angkor Wat

Au pays des temples, Angkor Wat et ses environs restent la fierté cambodgienne et ce n'est pas difficile de comprendre pourquoi! La période Angkorienne s'étend environ de 802 à 1432, alors que le Cambodge était une puissance sud asiatique. Les temples d'Angkor, ce sont des exemples parfait de créativité humaine et de dévotion! Ils sont souvent construits en l'honneur des membres de la famille royale! Il y en a tellement et ils sont de toutes les grosseurs et de toutes les formes. Je dis ''il y en a tellement'', mais on s'entend qu'il y a ce qu'il en reste. Certains sont mieux préservés, alors que d'autres ont été beaucoup plus abîmés par le temps et la jungle. Une chose est certaine: l'ensemble de l'oeuvre reste époustoufflante.

Comme je ne sais pas trop comment procéder pour en parler (l'ampleur de mon récit devrait être à la hauteur de l'ampleur desdits temples, mais bon... comme c'est impossible, voici des bribes d'impressions de notre séjour dans le coin.

Nous avons visité : Bayon, Thommanon, Chau Say Tevoda, Baksei Chamkrong, Phnom Bakheng, Baphuon, Ta Prohm Kel, Ta Prohm, Banteay Kdei, Sra Srang, Prasat Kravan, Prasat O Kaek, Prasat Kandal Doeum, Lolei, Pre Rup. Banteay Srei, Preah Khan, Banteay Samré, Prasat Komnap et ... Angkor Wat!

Ça fait 20 temples quand même! En trois jours et une soirée! Beaucoup pour certains, pas tant pour d'autres! Il faut garder en tête que certains d'entre eux sont si petits qu'on peut en faire le tour en prenant son temps en 10 minutes!

Disons que la première journée a été intense (de 5h à 15h), la deuxième plus relaxe puisque nous n'avons vu que trois temples... mais le trajet pour s'y rendre a été long, finalement, le dernier jour, nous en avons fait plusieurs aussi et certains des plus beaux selon moi!

La première journée s'est faite en tuk-tuk avec Andes le Danois et notre chauffeur qui, malheureusement, ne parlait aucun mot d'anglais, les échanges étant donc très limités dans cet environnement qui suscitait tant de questions. Nous avons commencé en grande (question de partager le prix du tuk-tuk avec Andes qui ne restait qu'une journée) malgré les conseils de certains qui nous disaient de débuter avec les petits temples... Mais je ne regrette rien puisque je n'ai pas trouvé les plus petites visites qui suivirent moins intéressantes!

Donc : lever de soleil à Angkor Wat. Quand même. Wow. Non : WOW! Il y avait TELLEMENT de gens (mais ce n'est pas comme si on s'attendait au contraire!). Toutefois, ça n'a pas dérangé car étant donné la grandeur de l'endroit, en se concentrant sur le temple, nous n'avions pas l'impression d'être entourés. Le soleil levé c'est différent, mais la plupart des gens quittent le site, nous laissant seuls pour le découvrir. C'est immense et long à parcourir, mais tellement beau et intéressant! À l'intérieur, il y avait des immenses piscines (ou bains, selon qui regarde!! ahah) où les moines allaient prier pendant la mousson car ils considéraient l'eau qui s'y accumule comme sainte. Bon, ça c'est un fait divers comme il y en a trop pour ce texte, alors je continue dans le moins précis.

Comme je disais, je ne sais pas comment procéder, je saute donc tout de suite à la deuxième journée (et je reviendrai aux temples en tant que tel à la fin du texte). Donc, jour 2, nous enfourchons des bicyclettes en direction des temples de Roluos qui sont à 13 km à l'est de la ville (pour revenir à la nuit tombée, dans le trafic!). L'activité s'avère difficile étant donné la chaleur, le soleil et l'état des bicyclettes, mais nous y sommes arrivées, rouges et mouillées (effrayantes donc). Les gens que nous avons croisés sur la rue étaient tous très enthousiates, contents de nous voir pédaler à 40 degrés, alors que 90% des touristes ne font que du tuk-tuk (ça aurait été difficile à ce moment là de leur avouer que : PLUS JAMAIS!) Bref, nous avons été récompensées par de jolis (et très petits) temples, dont un qui était à côté d'un monastère où des moines travaillaient à son maintien! En ''vélotant'', nous sommes arrêtées dans une école primaire pleine de jeunes excités de nous envoyer les main. Nous avons visité l'endroit... C'était une école très subventionnée donc pas nécessairement à l'image de d'autres que nous avons pu apercevoir de loin. Nous avons croisé beaucoup de gens très pauvres aussi. Dès que l'on sort de Siem Reap, c'est frappant. Même autour des temples principaux ça se voit et s'entend dans les voix désespérées et criardes des femmes : ''Madam, you buy scarf only 5 dôôôôlar!'', '' PINEAAAAAPPLE MADAM ?'', '' Coooooooold drink Madam ? If you buy you buy from me!'', '' You need book Madam, only one dôôôôôlar!''. Sans arrêt ils crient avec des intonations étranges dans la voix. Malheureusement, de temps à autres il y a un ou une qui écope d'un non sec et brutal. On le regrette tout de suite, mais ça devient exaspérant. La chaleur et les cris, ce n'est pas un bon mélange.

Les enfants ont des phrases toutes prêtes à répondre quand les touristes leur disent qu'ils devraient aller à l'école. ''Yes madam, I go this mooooorning'' (car pour l'école, il y a les groupes matins et les groupes après-midi)... Je voudrais bien te croire, mais il est 10h du matin mon grand! Oh c'est triste. Toutefois, alors qu'Amélie discutait avec de (très) jeunes vendeurs de cartes postales, je suis tombée sur une petite fille en haut d'un temple avec qui j'ai ''jasé'' pendant une quinzaine de minutes et à qui j'ai appris quelques capitales (ils impressionnent les touristes avec ça et elle en savait déjà pas mal). Nous avons même ris ensemble d'une Japonaise habillée vraiment étangement. Nous nous faisions des mimes pour rire de son chapeau et ses bottes. C'était un beau moment de partage où jamais il a été question d'argent!!

Dans le coin des temples isolés à l'est, nous sommes tombées sur des enfants vraiment très pauvres . On le voyait à leur peau irritée, écorchée et infectée, leurs vêtements troués et leur cheveux plein de terre. Jamais ils ne nous ont demandé d'argent. J'ai juste eu droit à un geste timide de la main vers la bouche. Je l'ai regardé, j'ai dis tu as faim ? (en mimant), elle m'a fait signe que oui, elle a pointé son frère aussi. J'avais deux barres tendres (des bonnes aux noix là, pas de la cochonneries inquiétez-vous pas!), je leur ai tendu et aussitôt elles étaient ouvertes et en train d'être mangées. Ils avaient plus que faim.

Bref, à travers les temples, les gens vivent dans différents villages et nous hurlent des ''bonjour'' avec leurs beaux sourires habituels. Joie.

Le troisième jour, nous sommes allées à des temples qui se situaient beaucoup plus loin du circuit. Un que je voulais voir était à 30 km de Siem Reap. Les gardes de sécurité d'un des temples que nous avions visité la veille se sont offerts (pour une petite somme évidement) de nous y amener à moto. Nous avons dis oui après négociation du prix et nous avons bien fait! Nous avons vu des temples magnifiques auxquels ils nous ont amené en plus de ceux que je voulais voir! Ils connaissaient leur coin disons!

Tous les soirs sauf le premier (veille du lever très très très matinal), nous allions dans le centre (à 15 minutes à pied de notre guesthouse) pour manger (à des stands de rue à 1$ le plat et 0.75$ le meilleur fruit shake que vous avez goûté dans votre vie!), pour se promener, pour aller prendre un verre. Un soir nous n'avons que mangé (fatigue oblige), un autre soir nous sommes allées au bar Angkor What ? Pour boire un ''bucket'' dont on nous avait parlé ( un sceau rempli de vodka et redbull (il y a d'autres mélanges) et un ''frosted drink''... C'était une soirées bien arrosée disons :) Le troisième soir, bouffe, night market (où tout est hors de prix) et massage de pieds avec des poissons. C'était étrange et je voulais essayer. Au début ça chatouille et après ça devient engourdi... pendant tout ce temps là, t'as des dizaines de poissons qui te gossent après les pieds!

Revenons aux temples dans ce texte décousu.

Les favoris (où nous avons souvent passé plus d'une heure!) sont :

Bayon : le plus mystérieux avec toutes les grosses figures sculptées partout à l'image du roi (ou plutôt de quelqu'un qui lui ressemblait vraiment) Jayavarman VII. On dirait un château de sable (vraiment détaillé toutefois). J'avais toujours l'impression d'être dans un rêve en le regardant tellement il est étrange!

Banteay Srei : Temple hindou considéré comme le joyau d'Angkor, il est vraiment magnigique. Il est petit, mais les détails dans les ornements et les fresques sont incroyablement beaux, bien faits et bien conservés. Il est rose en plus!

Banteay Samré : Il a été construit en même temps que LE Angkor Wat. Il est très bien préservé, alors nous avons vraiment l'impression de faire un voyage dans le temps. Ça aurait peut-être pu être un château médival européen ''exotique''.

Ta Prohm : Envallit par la jungle il est, selon moi le plus impressionnant. Les arbres poussent à travers ses mûrs, dans les couloirs, par-dessus les murailles. Il tient debout même si plusieurs parties se sont effondrées. Être toute seule là-dedans, j'aurais vraiment eu l'impression d'avoir découvert un monde imaginaire d'une splendeur exceptionnelle où la nature et le travail de l'homme ont fait un tout impressionnant.

Prea Khan : C'est le deuxième plus gros temple après Angkor. Il est possible de se promener dans tous les sens (nord-sud-est-ouest), toutefois plusieurs accès sont barrés car trop dangeureux. Ce temple là a beaucoup souffert du temps en ce sens qu'il est pas mal en ruine et plusieurs poutres de bois tentent de le tenir debout. Sur le côté ouest, il y a un mini temple dans le temple avec des colonnes qui auraient été à leur place dans la Grèce antique! Beau mélange! Nous avons passé énormément de temps à s'y promener et je me suis fracassée le crâne sur le haut d'un cadre de porte pour nains!

Angkor Wat : Le plus impressionnant par sa grosseur. C'est vraiment sa grosseur et sa bonne conservation qui le rend particulièrement beau et attirant! Mais je le mets dans mes favoris simplement parce qu'en étant le deuxième que j'ai vu, il m'a vraiment surpris et charmé!

Ce qui est amusant, mais peut-être inquiétant dans les temples, c'est que nous pouvons nous promener presque partout. Sauter d'une pierre à l'autre, passer par un couloir plutôt qu'un autre. Très peu d'espaces sont bloqués. Toutefois, à pouvoir aller n'importe où comme ça par milliers chaque jour ça doit être très néfaste pour la convservation! Juste l'exemple des marches. Souvent il faut monter de très hautes marches car plusieurs temples sont fait en hauteur (quand je dis hautes, je veux dire vraiment hautes) et très étroites... elles sont si polies que ça devient très dangereux! Alors en plus du danger, nous abîmons beaucoup les sites! Bref, avec tout l'argent qu'ils font avec ça (1 journée = 20 $, 3j = 40$ et 7j = 60$), ils doivent avoir un budget pour en prendre soin, mais quand même! Avec un Anglais nous nous disions qu'ils allaient sûrement devoir fermer le site un jour s'ils veulent le garder ''en vie'' et faire payer des sommes faramineuses à ceux qui veulent y aller quand même! Selon lui, ça deviendra une destination de riches dans un intérêt de conservation.

Bref, malgré tous les touristes qu'il y a, il a été possible à de multiples reprises de se retrouver seules dans les ruines, à écouter les oiseaux et à s'imaginer être à l'époque (quoique ça ce n'est pas facile!!). Les moines viennent encore y prier ou regarder le coucher de soleil, ils vivent dans les villages environnants et font toujours partie du paysage.

vendredi 18 décembre 2009

Jour 59 : Siem Reap

Direction Siem Reap pour aller voir les temples d'Angkor Wat! Non mais quelle chance de se lever le matin pour aller vers eux ?

La route fut longue car il faisait très chaud et nous sommes arrêtés souvent, mais les paysages étaient splendides. La campagne, les champs, les petites maisons. Plus de pauvreté encore, mais tant de beauté et encore plus de sourires (comme si c'était possible!). J'aurais eu envie d'arrêter partout pour aller parler aux gens et échanger avec enthousisame tous les mimes échangeables!

L'évènement du trajet de bus, c'est moi qui mange une sauterelle grillée. C'était bon! Ils voulaient m'en vendre 10. Une ça ira, merci :)

Arrivés ici, un Danois nommé Andes décide que nous sommes ses meilleures amies (on partagera d'ailleurs une chambre, son budget étant très limité). Son nom ayant été ''vendu'' par sa guesthouse de Phnom Penh à une de Siem Reap (pratique courante), quelqu'un l'attend avec une feuille de papier où apparaît son nom. Le tuk-tuk est gratuit, on le suit... pour voir! Ça s'avère être une chambre correct à prix très bas. Cool, on achète!

Quoi faire pour fêter notre arrivée ici ? Aller voir un coucher de soleil au temple : . Nous avons acheté nos billets à 16h45 pour qu'ils ne soient validés que le lendemain, nous faisant ''gagner'' un spectacle gratuitement. Nous avons pris un billet pour 3 jours de découverte. Une semaine, c'était trop long pour le temps que nous avons et 1 journée c'est beaucoup trop court! Alors avec 3 options disponibles, nous choisissons celle du milieu! 40$US plus tard, nous avons notre billet avec une photo de nous dessus (!?!). 30 minutes après, nous regardons un coucher de soleil du temple Phnom Bakheng avec au moins 1000 autres touristes (Andes y tenait malgré la foule et comme il ne restait qu'une journée...) et quelques moines! Ce n'est que le début!

Jour 56-57-58 : Cambodge nous voilà! (Phnom Penh)

Après un mois, nous quittons le Vietam pour son voisin cambodgien. Déjà les gens parlent plus anglais, ils semblent plus avenants (selon moi), ils sont plus foncés, plus beaux (selon moi toujours!) et les routes sont beaucoup moins bonnes (pas selon moi seulement).

À bord de notre minibus, nous nous dirigeons vers Phnom Penh avec que des Cambodgiens, leurs enfants et leurs provisions (je pense que le camion servait aussi de transporteur de marchandises x et y).
Nous sommes arrêtés 1000 fois, il faisait chaud, les fenêtres ouvertes ont fait en sorte que nous étions oranges de terre (encore) (quoique moins qu'à Phu Quoc où là, c'était vraiment intense!)
Nous avons vu des champs, des vaches, vaches, vaches (beaucoup!), un éléphant (Amélie était contente!), beaucoup d'enfants qui travaillaient (mais nous étions dimanche, alors on peut espérer que la semaine au moins quelques uns d'entres eux vont à l'école....dans ce pays où il y a beaucoup d'enfants travailleurs), les femmes en pyjama dans la rue (ça doit être un spécial dimanche matin!), les moines qui vont de porte en porte pour récolter les offrandes, etc. Tout en couleur, tout en soleil et tout en sourires, les Cambodgiens m'ont charmée rapidement.

Arrivées dans la capitale, l'ancienne ''perle d'Asie'', nous nous sommes dirigées vers notre hôtel. De là, nous sommes allées manger des plats Khmers dans un restaurant où les serveurs étaient absolument A-D-O-R-A-B-L-E-S. De plus la nourriture était tout aussi excellente. Par contre, je ne me rappelle malheureusement plus des noms. (Ça nous a pris un mois pour apprendre à se débrouiller avec un peu de vietnamine... le cambodgien n'aura peut-être le temps de s'installer (très sommairement) dans nos esprits).

Après s'être remplies l'estomac, nous avons exploré la ville en suivant une marche ''around town'' suggérée par le Lonely Planet et qui nous amène à tous les centres d'intérêt. C'était long (étant donné la chaleur), mais ça a valu la peine, ça c'est certain!

Un moment clé de notre promenade : lorsqu'un jeune homme vient nous parler dans un parc (plein de singes) au pied d'un temple (Wat Phnom). Il venait parler pour parler, pour pratiquer son anglais et ça s'est avéré vrai (étant donné certaines expériences passées, je reste toujours sur mes gardes). Nous étions très contentes que ce soit un échange sincère sans but monétaire en bout de ligne car il était vraiment sympathique, rieur et enjoué. Son anglais était sommaire, mais nous nous comprenions et c'était très drôle. Il avait 22 ans, mais une figure d'enfant, trop cute.

Une observation fort agréable : les chauffeurs de tuk-tuk (qui laissez-moi vous dire sont très ''classe'' comparé à ce que j'ai connu ailleurs... on dirait des calèches!) nous demandent toujours si nous voulons aller quelque part (même chose pour les chauffeurs de motos), MAIS, un ''non merci'' avec un grand sourire termine la discussion par un sourire de leur part... et c'est fait, nous pouvons continuer. Pas de harclèment, pas de pression. Bon, il y a des exceptions (autour des endroits touristiques et des guesthouses), mais règle générale c'est juste un échange doux et rapide.

Autre observation : les serveurs dans les restaurants trippent sur les enfants (très jeunes) des étrangers. Ils les prennent dans leurs bras, leur montrent des trucs, bref ne les lâchent pas jusqu'à leur départ. Ils sont siiiiiii contents de pouvoir passer du temps avec ces enfants qu'on dirait qu'ils en sont eux-mêmes.

Toujours dans l'obervation : il n'est pas rare de croiser des moines ou des soeurs et de les voir assis derrière un chauffeur de moto, le coco au soleil et la tunique au vent. J'aime. C'est tout.

En rentrant vers notre hôtel, nous devons passer par un grand parc proche du palais royal. Le soir, cet endroit se remplit (surtout la fin de semaine bien sûr) avec des gens qui font de l'aérobie, qui jouent au badmington, au ballon, qui regardent des jeux de fontaines (on dirait des feux d'artifice avec de l'eau et des lumières)... les gens parlent, dansent, crient, rient, s'amusent en mangeant des blés d'inde, c'est une ambiance vraiment agréable et festive!

Notre deuxième journée s'est divisée en 2!
1)
Ambassade du Laos pour obtenir notre visa, la frontière que nous allons traverser ne délivre pas encore de visas sur place car elle vient d'être ouverte. Laissez-moi vous dire que 47$US pour un visa de 30 jours c'est cher payé! Dire que l'année passée c'était encore 25$. Amélie était outrée, d'autres Canadiens sur place encore plus... Il y avait un Américain trop drôle qui habitent à Londres depuis 25 ans (et qui dit être né aux États-Unis par erreur) a du payer 50$US (au lieu de 30$ pour les Anglais) car il avait son passeport américain... Moche. Bref, qu'est-ce que notre gouvernement a bien pu faire pour que ce soit rendu si dispendieux aller là-bas ? Il voulait qu'on paie plus pour l'avoir plus vite... euh not! On va attendre!

2)Musée Tuol Sleng (passage obligé de tout voyageur qui se respecteet et qui respecte les Cambodgiens!!) où nous sommes restées longtemps à lire et à regarder des photos qui racontent le génocide qu'ont perpétré les Khmers Rouges entre 1975 et 1979 (les chefs s'en sont sortis beaucoup trop bien selon moi!). Différents historiens évaluent le génocide à entre 700 000 (pour le plus optimiste) et 4 000 000 (pour le plus pessimiste). La majorité disent 1.2 à 2 millions. Peu importe le nombre, c'est trop! Pol Pot a vraiment fait des ravages et la prison que nous avons visitée en est une preuve flagrante. La torture était poussée à son maximum. Enfants, femmes et hommes y passaient. Souvent pour aucune raison.

Le but ? Faire du Cambodge un pays où tout le monde est ''égal'' (dans le dur labeur et le partage des richesses), qu'on n'ait plus besoin d'argent (devises), que ce ne soit que des échanges, que le pays soit auto-suffisant, que l'éducation soit abolie (c'est inutile et une perte de temps), même chose pour les cérémonies religieuses. Il fallait travailler et travailler. Juste travailler. Pourtant, les ''leaders'' de ces atrocités ont presque tous été formés en France... perte de temps j'imagine!

Les gens des villes étaient envoyés pour travailler dans les champs (Phnom Penh a d'ailleur été vidée de ses habitants par l'annonce (fausse) que les Américains allaient bombarder la ville. Je comprends que les habitants y aient cru puisque lesdits Américains bombardaient beaucoup l'est du pays pendant la guerre du Vietnam). Ensuite, ils ont du aller vers les campagnes. Ceux qui ne voulaient pas partir ont été tués. Les riches et les gens éduqués étaient tués. Des intellectuels faisaient semblant d'être illétrés pour éviter la mort. Des ''nouveaux'' médecins étaient formés en 3 mois et l'enseignement était si incomplet que tout le monde mourait dans les hôpitaux. Bref. Je ne comprends même pas comment on peut arriver à penser qu'une société idéale ressemble à ça.

Les combattants des Khmers Rouges, qui étaient recrutés dans les campagnes (même des enfants ou adolescents en faisaient partie... surtout pour leur ré-éducation à la ''bonne'' façon de vivre révolutionnaire), ne voulaient souvent même pas y aller. D'autres y allaient de leur propre gré pour éviter d'être tués ou encore parce qu'ils espéraient améliorer le sort de leur pays. Plusieurs ''ré-éduqués'' subissaient un lavage de cerveau et devenait des meutriers sans pitié... allant même jusqu'à tuer leurs amis et leurs familles. Le pays étant déjà déchiré par la guerre civile, certains voulaient suivre les ''révolutionnaires'' sans savoir dans quoi ils s'embarquaient. Souvent, ils devenaient des bourreaux pour sauver leur peau et celle de leur famille. Les Khmers Rouge tuaient même leurs propres combattants (ils ne les appelaient pas des soldats). Les gens étaient encouragés à écrire leur ''biographie'' pour que l'on sache qui devrait mourir avant tout. Les gens qui avaient été évacués des villes étaient les ''nouveaux paysans'', moins dignes de confiance et à abattre rapidement. Les gens dans les villages s'épiaient les uns les autres pour dénoncer les mauvais comportements et ainsi éviter d'être perçus comme des ''anti-révolutionnaires''. Bref, un climat de peur, une perte de confiance totale les uns envers les autres, des morts partout, un vrai cauchemar qui n'a pas encore quitté les esprits. Une nation à reconstruire, une confiance à rebatir pour un peuple qui s'est entre-déchiré.

Les Khmers Rouges, même s'ils ont été officiellement défaits par les Vietnamiens (qui sont venus en aide au peuple cambodgien quand ils se sont eux-mêmes fait attaquer à la frontière) ont continué de bombarder et de traumatiser l'est du Cambodge jusqu'à la fin des années 1990. Il reste énormément de mines antipersonnelles dans les sols cambodgiens, il y a encore beaucoup d'armes en circulation et certaines sont utilisées pour faire tirer les touristes dans des champs de tirs... Tout pour faire de l'argent dans ce pays pauvre qui vient de s'ouvrir à l'étranger il y a à peine 10 ans... c'est normal direz-vous. Je ne sais pas. On déterre encore des cadavres, ils sont analysés et certains exposés. Toutefois, ça crée des tensions car certains veulent que l'on voit les atrocités commises, alors que les familles des victimes voudraient les incinérer ou les placer dans un endroit spéciale pour que leur âme aille en paix, comme le veut la tradition bouddhiste. Débat. Culture versus histoire.

Killing Fields

Autre passage obligé et troublant à 15km de la capitale. Après une route en tuk-tuk de 30 minutes dans la banlieue (magnifique, pleine de maisons sur pilotis en bois et en taule sur le bord de l'eau) de Phnom Penh nous arrivons au site. Déjà que le trajet nous montrait un côté beaucoup plus pauvre du Cambodge, nous continuons dans la tristesse avec l'exposition de l'endroit où des dizaines de milliers de Cambodgiens ont été tués sauvagement. Nous marchons autour des sites d'enterrement, nous rentrons dans le stupa (érigé en mémoire des victimes) qui contient des centaines de crânes, nous contournons des lacs où encore des milliers de corps gisent sous l'eau. Ce n'est pas jojo. Du tout. Ce qui marque le plus, c'est la façon brutale dont les gens étaient tués. Pour ne pas gaspiller les précieuses munitions, ils étaient battus à mort avec des haches, des bâtons, des barres de fer, etc. Le plus marquant, ce sont les bébés qui sont pris par un pied et envoyés en l'air pour qu'un ''combattant'' leur tire dessus (comme une chasse aux oiseaux), ou encore qu'on leurs fracasse le crâne sur un tronc d'arbre en les tenant par les pieds. Presque tous les corps, homme, femmes, enfants, avait des marques de tortures au niveau de la tête. Des trous, des creux, des fissures, etc.

Une fois tués, les corps étaient brûlés avec des produits chimiques pour éviter la fumée, puis enterrés rapidement pour que les paysans travaillant dans les environs ne se doutent de rien.

À Phnom Penh, nous avons beaucoup appris sur l'histoire, nous avons échangé plus de sourires que pendant tout notre mois au Vietnam, nous avons écouté une mamie laver des draps à la main (beaucoup de frottage) tous les matins à partir de 5h30, nous avons trouvé très drôle de voir un papi s'assoir sur son scooter, son chien se lever (sans se faire appeler) et monter sur la partie qui sert à mettre les pieds du conducteur pour s'y coucher... prêt à partir. Nous avons eu chaud, nous avons vu plus de pauvreté qu'ailleurs, plus de mendiants et d'enfants mendiants. Je pense à ce petit bonhomme de 6 ans maximum qui faisant son lavage sur le bord du Tonle Sap au lieu d'être à l'école. C'est difficile etc'est la réalité de bien trop de pays!