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samedi 7 novembre 2009

Jour 19 : Faire du batik, c'est vraiment un art!

Comment je sais que faire de la peinture batik c'est vraiment un art ? C'est parce qu'on a essayé. Ayoye. Le résultat de notre deuxième cours a été moins flamboyant que celui de la veille. Toutefois, ce n'était pas moins intéressant et amusant. En plus, c'était mon activité de fête (en passant, merci tout plein à tous ceux qui m'ont envoyé des messages... vraiment très apprécié :)). Nous avons été dans le studio d'un monsieur qui a une galerie où nous avons acheté des morceaux. Il y vit avec sa femme, ses deux enfants et sa tortue (qu'il nourrit avec des mangues et du tofu).
C'est une homme sympathique, mais très vendeur. Je comprends bien qu'il vive de ses ventes, mais vraiment, il pousse tellement fort les gens à acheter que c'est déplaisant (nous l'avons vu faire pendant toute une journée!). Une fois où il essayait de vendre à un prix TELLEMENT exagéré une toile à une jeune australienne, je lui ai dis de marchander et il m'a dit : T'es ici pour apprendre à faire du batik, alors concentre toi! '' Oups, mais sérieux là c'était trop intense. En plus, il a toujours le même discours, sa femme sort toujours au même moment pour dire ''Hospitality yes, tea for you''. Je me demande d'ailleurs s'ils réutilisent toujours le même thé parce que la plupart des gens qui se font emmener là de force ne le boive pas. Je pense qu'on a été les seules à ne pas s'y faire amener et à ne pas acheter le premier jour!En plus il ment toujours!!! Mais ça c'est comme pas mal tous les Indonésiens de Yogyakarta... Quand tu rentres dans une boutique, tu dois toujours acheter MAINTENANT parce qu'il seront fermés demain. Ils sont ouverts le jour où tu te présentes et la veille. Et quand tu te repointes le lendemain, ils te regardent en riant. Je ne comprends pas qu'ils pensent encore qu'on les croit! C'est le running gag quand ils nous disent tu dois acheter demain... nous répondons oui oui parce que tu seras fermé demain!!
Enfin, à chacun sa façon de faire!!Bref, le cours a été plaisant. C'est long à faire puisqu'il faut y aller couleur par couleur (c'est fait sur des tissus de coton) de la plus pâle à la plus foncée et à chaque fois recouvrir de cire tout ce qu'on vient de peindre... et des deux côtés! Nous avons fait pas mal de taches de cires sur nos peintures et les traits sont très grossiers, mais c'est très drôle. Nous avions droit à 4 couleurs (questions de temps) et ça a donné des choses plutôt... uniques! Beau pas beau, nous avons eu une autre journée amusante.
Notre ''maître'' par contre était pas mal (trop) cruiseur. Je lui ai dis à quelques reprises d'arrêter. Rien de déplacer... juste s'arranger pour nous toucher de temps en temps, mais toujours en train de nous demander de venir dormir à notre chambre (NOT... et t'es marié! Pas cool!). Quand Amélie était seule avec lui, il lui a dit de venir le rejoindre à un bar pour prendre des drinks avec des pillules!?!? La seule chose qu'il a réussi à nous faire faire c'est boire du vin indonésien (qui goûte la vodka avec du jus de raisin!) après le dîner que sa femme a préparé (deuxième meilleur Gado Gado après celui de la veille!) Au moins il nous a fait rire. Et il a rit de nos peintures un peu après les avoir fait bouillir pour enlever la cire. À chaque fois qu'on faisait sécher la couleur que nous venions de faire, il fallait la mettre au soleil dehors. Amélie lui a dit qu'elle espérait que les gens ne penseraient pas que ce sont ses oeuvres sinon il ne vendrait plus rien! Bien lancé :)
Pas fameux donc le résultat, mais satisfaisant comme apprentissage! C'était ma fête donc... Amélie m'a acheté PLEIN de bonbons et a acheté 6 heures d'Internet Wi-Fi pour que nous écoutions les La Galère et Sophie Paquin de notre chambre. Sophie n'a pas fonctionné, mais les autres oui! J'étais si contente! Ma fête lui aura coûté 10$ et j'ai eu plein de trucs. Les joies de fêter en voyage!!MERCIIIII!
Là, nous avons les doigts noirs de peinture et je n'ai pas l'impression que ça partira de sitôt!!

Jour 18 : Faire des bijoux en argent dans une ville... où il font presque juste ça des bijoux en argent!

Kota Gede à quelques kilomètres de Yogya est une ville où l'artisanat = argent. Alors quoi faire de mieux (pour une fille qui aime les bijoux comme moi) que d'aller prendre un cours d'une journée ? Même Amélie qui ne trippe pas comme moi là-dessus a adoré sa journée! Il y a de quoi, c'était juste parfait. On se rend là le matin (on avait réservé 2 jours plus tôt) et notre ''maître'', qui fait des bijoux en argent depuis son enfance et qui étudie actuellement à l'université en utilisation des métaux, nous explique comment nous allons procéder. 7 étapes à suivre. C'est 20$ US pour la journée, le dîner et 10 grammes d'argent.
Le premier bijoux est long à faire, on ne se souvient jamais où nous en sommes rendues, ce qu'il reste à faire... mais les deux suivant se font comme un charme. Amélie a fait deux bagues (dont une pour moi pour ma fête :D) et un pendentif... tout est très bien réussi. Moi c'est la même chose, deux bagues et un pendentif. Nous sommes super fières de nos oeuvres. En plus c'était une journée très agréable dans l'atelier d'Agus qui donne sur son jardin où son père construit une de ces plateformes en bambou couverte pour jaser entre amis (dont j'ai parlé à Bali), sa femme qui s'affaire, ses enfants qui jouent. D'ailleurs son père est l'image parfaite des personnes âgées sud asiatiques, toujours accroupie et donc très flexible! Chose rare par chez nous!!
En plus le dîner, qui était inclu dans le prix, était simplement DÉLICIEUX! Le meilleur repas que j'ai mangé en Indonésie (je dois admettre, après trois semaines, que je ne suis pas une fan de leur cuisine). Un Gado-Gado parfait dans lequel on retrouvait des genre de patates de riz savoureuses. Ils font des boules de riz vapeur qu'ils mettent dans une feuille de banane pour ensuite faire bouillir encore. Ça prend dans un pain et on ne dirait même plus qu'on mange du riz, mais que c'est bon!
Bref, on a eu du plaisir incroyable avec ce Agus qui parlait français ( il l'a appris à l'école et il doit bien être le seule au monde à s'en souvenir!! ahah!). La journée a passé si vite, nous serions bien restées!!

Jour 17 : Temples et tremblements de terre

Aujourd'hui au programme : la visite (qui débute encore une fois à 5h du matin) des temples de Borodupur (boudhiste) et de Prambanan (indouiste).
Borodupur a été construit au 9ième siècle par les boudhistes. Le temps a été vite abandonné avec le déclin du boudhisme dans la région. Au début du 11ème siècle, l'éruption d'un volcan l'a recouvert de cendres en dessous desquelles il est resté enfoui jusqu'en 1814. C'est vraiment immense et plein de fresques et de sculptures abîmées (mais magnifiques) de boudha et de ses enseignements. En y arrivant, par respect il faut en faire le tour trois fois dans le sens des aiguilles d'une montre. Une fois que c'est fait et que nous avons eu quelques minutes pour admirer le monument et le paysage qui l'entoure (le volcan Merapi juste derrière... qui est le volcan le plus actif de l'Indonésie), l'assaut des ''english students'' qui veulent converser et prendre des photos. Encore une fois ils sont beaucoup trop, alors la tactique d'Amélie : leur dire qu'elle ne comprend pas et qu'elle ne parle que français. Drôle. C'est comme lorsque j'ai lancé, à un monsieur insistant qui voulait savoir d'où je venais avant de me faire acheter ses peintures, que mon pays d'origine était l'Ouzbekistan. Je l'ai dit sans rire, il est resté bête et nous a laissé partir!
Prambanan est un site indouiste où on retrouve (ou plutôt où nous devrions retrouver... mais où nous ne trouvons pas à cause du tremblement de terre de 2006) 50 temples éparpillés sur un immense terrain. Tous ces temples (dont le plus gros est dédié à Shiva) ont été construits environ en même temps que Borodupur au 9ième siècle pour être abandonné très rapidement lui aussi. Cet abandon a empêché la bonne conservation des nombreux temples qui ont été rénovés à partir de 1937. À cause du tremblement de terre, on ne voyait presque juste des tas de pierres empilées un peu partout, sauf les 5 principaux qui ont su mieux résister aux événements. C'est très cher rentrer là, alors tu veux que ça en vaille la peine. Ça en valait sûrement avant 2006, mais là, en plus de la chaleur insupportable, on ne pouvait accéder qu'à trois temples, les autres étant en reconstruction (avec échaffaudages en bambou bien sûr et des conditions de travail qui ne passeraient pas avec la CSST!). Oh well.
Sur le site de Prambanan, nous aurions pu voir un ballet en plein air qui, selon ce qu'on a entendu dire est magnifique, mais les représentations terminaient le 31 octobre. Bou. Le ballet Ramayana sera pour une autre fois!
En cette belle journée commencée très tôt, nous avons rencontré deux Italiens dont je ne peux pas ne pas parler parce que j'ai ris avec eux comme je n'avais pas ris depuis biiiien longtemps. Sérieusement, je pense que je n'ai pas arrêter une seconde en leur compagnie. Alessio et Francesco. Nous nous sommes si bien entendus et nous avons eu vraiment beaucoup de plaisir. Dommage, mais ils quittaient Yogya le lendemain pour aller à Bromo d'où nous arrivions. Au moins, nous avons profité du temps que nous avions en allant manger, prendre une bière, se promener et suer.
Important à mentionner car ça a été un sujet de conversation passionné. Alessio avait loué une bicyclette et se promenait avec alors que nous marchions à côté (Alex, Bryan que nous avons rencontrés à Bromo et Boss, un Hollandais qui était seul à attendre la ''parade'' et que j'ai invité à se joindre à nous faisaient partie de la super soirée). Il fallait y être, mais bordel que c'était le fun... et drôle!
Dodo.
p.s. tout le monde nous demande si nous sommes des jumelles... quand nous disons non, la question suivante c'est : des soeurs alors ? euuhhh NOT!

Jour 15 -16 : Yogyakarta (Yogya, Jogja ou Djogja)

J'en avais entendu parler... mon père, il y a au moins 30 ans, avait bien aimé! Ce n'est plus ce que c'était si je me fie aux descriptions, mais c'est tout de même une ville que j'aime bien. Une chance, on y reste 6 jours. Deux jours d'exploration, un jour pour les sites environnants, un jour pour un cours de peinture batik, un autre pour un cours de fabrication de bijoux en argent et un dernier pour le marché, le lavage et du dodo.
Yogya c'est très musulman, mais vraiment très modéré. Les femmes portent le voile, mais vraiment pas toutes. Des fois, on dirait que ce sont plus les adolescentes qui le font puisqu'il fait partie de l'uniforme scolaire de plusieurs. Chaque matin, à 4h, la prière est projetée (fort) dans toute la ville. Ça fait changement du cocorico auquel nous étions rendues habituées à Bali. C'est donc chou quand tu n'es pas fatigué, tannant quand ça fait des jours que tu dors peu et mal (chaleur).
Selon des Québécois rencontrés et qui ont fait l'Asie du sud-est, nous sommes pas mal dans le plus chaud qu'on va avoir puisqu'à l'inverse du continent, la saison des pluies arrivent maintenant en Indonésie. Joie. Même les Indonésiens ont de la difficulté avec la chaleur (38degrés à 9h30 le matin) qu'ils disent être anormalement haute comparé à d'habitude au même temps de l'année. J'ai découvert que je sue très peu du corps, mais énormément des jambes. On me l'a fait remarquer puisque mes pantalons sont toujours mouillés et tout le monde trouve ça bien étrange et surtout très drôle.
Durant notre permière et deuxième journée ici, nous nous sommes pas mal promenées. Yogya, c'est une grande ville du Tiers-Monde qui cherche à s'occidentaliser. Toutefois, à travers les McDo, PFK et Dunkin' Donuts, circulent les taxis à vélo et à chevaux, les vendeurs ambulants de soupes et de repas indonésiens, se bousculent les femmes voilées et celles ''à la mode'', les emos, les rockers, les tatoués, etc. À côté des marchés à grande surface on retrouve dans la rue les marchands de légumes, de viandes, de friandises, d'épices, etc. Il y a même un marché d'oiseau et d'animaux de toutes sortes. On rentre là-dedans en passant par une porte qui fait voyager dans le temps et on se retrouve dans un lieu de travail unique où s'agitent les fourmis rouges, les grillons et les vers dans des cages à ciel ouvert. Mais ce ne sont pas pour les humains, mais plutôt pour les oiseaux! À côté de ce garde manger qui grouille beaucoup trop, des tonnes de sortes d'oiseaux... du plus fade (le pigeon), au plus coloré (le perroquet) en passant par la poule et le coq ordinaires! À côté des bêtes volantes se trouvent (dans des conditions de ''détention'' excécrables, les animaux disons... terrestres et sous-marins. Pas juste des chiens et des poissons, des chats (avec la queue coupée... sont presque tous comme ça ici et personne semble pouvoir dire pourquoi), des singes, des igouanes, des tortues, des lézards à la tonne (qu'ils utilisent de façon médicinale nous ont-ils expliqué), des serpents (et des petits animaux trop mignons dont je ne connais pas le nom, mais qui, dit-on, combattent les serpents), des lapins, des petites chauve-souris... et d'autres IMMENSES (je capotais, la grosseur d'un petit chat adulte... et ça, les ailes refermées!!), etc. Bref. Intense. p.s. j'ai vu LIVE une souris se faire manger par un serpent. Ayoye.
À travers tout ça, au bout de la rue Malioboro (rue principale), le Kraton et le Palais d'eau du Sultan. Rien à dire vraiment là-dessus. C'est correct. Je m'attendais à être plus impressionnée. Ah, à savoir : le sultan n'a que 5 filles et pas de fils... qu'arrivera-t-il pour sa succession!!! Peu importe ce qui arrivera, la succession aura sûrement quelques scooters en sa possession puisque c'est LE moyen de transport par excellence! Ils peuvent être 4 là-dessus ( moins qu'en Inde, mais tout de même remarquable). Lorsqu'ils sont 4, les adultes ont souvent des casques... mais pas les enfants et les bébés. Ouin!
Sinon, on se souvient que j'ai découvert que je suais des jambes. Donc, question d'hygiène, je tente de me procurer une autre paire de shorts. Laissez-moi vous dire que ça n'a pas été facile et que finalement, dans un magasin, une femme à qui j'explique que la taille large ne me fait pas va dans l'arrière boutique me chercher de l'extra-large. JE PORTE DE L'EXTRA-LARGE! Voilà!
Autre fait divers : tout est toujours organisé pour nous amener voir des expositions de peinture Batik (artisanat #1 de la place)... pour qu'on en achète en bout de ligne. Chiant, mais au moins c'est logique. Chose bizarre, plein de touristes rencontrés (nous incluses) se font dire par des locaux que ce soir (ou le lendemain) la rue Malioboro sera fermée pour une parade et qu'il ne faut pas rater ça. Ce n'est même pas vrai. Ils sont des dizaines, dans différents quartiers à dire ça... Mais pourquoi ? Ça ne donne rien en bout de ligne! Bref, on se fait tous avoir!
Ah et c'est cool... de voir un rat passer en plein milieu du resto quand tu manges. J'ADORE!

Jour 14 : Bromo. Oooohhh!!

À travers nos multiples interviews avec des jeunes de Banana City (reconnus pour leurs bananes et fiers de l'être!), nous avons regardé le lever du soleil à travers une foule incroyable (note à nous-mêmes, essayer de se souvenir des jours de la semaine où nous allons voir des sites et non pas seulement les dates... la fin de semaine, les Indonésiens en profitent aussi!). Tout de même magnifique ce Gunung Bromo qui fume!
Après, direction : la fumée. On monte ce petit volcan (à pied, mais nous aurions pu le faire à mini-cheval... que je n'ose plus appeler des poneys... l'offre était grande!) pour se retrouver étouffées par l'odeur de souffre et la fumée lors de coups de vent. Pas de lave à l'horizon toutefois. C'est bizarre, c'est un endroit si beau, mais je ne sais pas quoi en dire à part que justement... c'est beau!Retour vers notre homestay (avec une panne de véhicule en chemin... pas surprenant avec cette vieille jeep qu'on ne croirait même pas capable de démarrer en la regardant!).
Départ pour Yogyakarta en minibus : 10h. Nous n'étions que 3 dedans (avec un Anglais trop chou... Alex), étrange puisqu'ils sont excellents dans l'art de remplir au sur-maximum leurs bus!

Jour 13 : Attente... encore et encore!

Arrivées à 3h du matin à la ville de Probolinggo (ah non, 2h... il y a une heure de décalage entre Bali et Java)... après un trajet de bus de 8h, mais des plus confortables (pour vrai, PLEIN de place, air climatisé dans le tapis, mais couverture fournie!) on nous débarque en plein milieu de nul part...
Là où la seule lumière provient d'une agence de tours. Évidemment. Je suis irritée. Tout est toujours organisé pour t'empêcher de faire des trucs par toi-même. Je n'ai jamais vu ça (quoique Java ce n'est pas la même réalité). Ça m'énerve... surtout le petit monsieur qui veut me vendre son tour en plein milieu de la nuit et qui me trouve désagréable parce que je ne veux rien acheter. Cave. Nous finissons par céder... quoi faire d'autre à cette heure et à encore 1h de notre but. Allons-y. Pour 40$ chaque nous aurons: une chambre d'hôtel pour cette nuit, le taxi jusqu'à Cemoro Lawang, le tour de 4 heures du surlendemain qui nous amène au volcan pour que nous puissions le monter et à un point de vue qui, je dois avouer était magnifique, pour ensuite nous redescendre en transport public à Probolinggo pour nous mettre dans un bus qui nous amènera à Yogyakarta 10heures plus loin. Pas si mal direz-vous, c'est vrai, mais pour la région, ce n'est pas gagnant non plus!
Alors on arrive enfin à Cemoro Lawang, après tout ce trajet durant lequel je n'arrêtais pas de me frustrer contre les chauffeurs de taxi et de bus qui n'arrêtent jamais leur moteur, même quand ils prennent un traversier d'1/2 heure ou leur repas (Vive la non conscience écologique! Bon, on sait, ils ont d'autres choses à quoi penser... Ça fait mal quand même!) On nous amène à un hôtel dispendieux (évidemment) là vraiment : NOT! Alors on nous redirige vers un trou sans lumière, sans chauffage, avec un trou dans le plafond et des toilettes turques communes EXTRA sales. Joie. En plus on gèle puisqu'on est dans les montagnes. Pas grave, nous restons, finit de nous faire faire tout ce que vous voulez!
Le lendemain a été long et pénible dans cette ville de la mouche (j'en ai jamais vu autant) si vide. On dirait un mélange de far west et de village Bolivien. Tout le monde a un air et des vêtements à l'Amérique du sud, mais ils sont tous à cheval ou en calèche! Étrange. Nous nous sommes promenées, Amélie a été traumatisée par les poules mises dans des sacs encore vivantes (juste la tête dépasse, elles sont immobilisées et laissées là en plein milieu du chemin). Tout ce qu'on a fait en cette journée de l'Halloween, c'est manger les bonbons que Véro Q m'avait donnés avant le départ. C'est bon!
Le soir, on va manger au resto de ce ''homestay'' qui est vraiment excellent finalement. C'est le rendez-vous du village! Tout le monde y était et siiii heureux de nous y voir! En plus le prix : imbattable. L'anglais étant très primitif : très drôle. C'est cette soirée là, en regardant le coucher de soleil sur le volcan Bromo que nous avons commencé notre vie de stars internationales. Des classes de jeunes étudiants de niveau secondaire que les professeurs amènent sur les sites tourisiques pour leur faire pratiquer leur anglais en conversant avec des étrangers. Avec ça viennent les ''please, can I take picture with you mam for souvenir ?'' Au début c'est cute, après insupportable. Impossible de visiter quelque chose en paix. On ne parle pas de s'arrêter quelques minutes jaser avec quelques jeunes, mais plutôt de longues minutes à toutes les 5 minutes!
Bref...

jeudi 29 octobre 2009

Jour 12 : Repos avant Java, donc parlons BOUFFE!

Notre chambre sent le moisi, mais elle est fraîche et nous ne restons qu'une seule nuit. En plus, il y a un lapin tout blanc qui se promène partout. Chou.

À 19 heures, bus pour Probolingo sur l'île de Java. Goodbye Bali!

BOUFFE!
Pour ceux que ça intéresse... Même si nous avons eu de la difficulté à trouver la faim étant donné la chaleur accablante, nous ne nous sommes pas laissées mourir de faim :) Ce qu'on retrouve le plus souvent :

Mie Goreng : Nouilles avec légumes verts.
Satay : Mini genre de kebabs avec de la sauces aux arachides.
Gado Gado : Différent d'une place à l'autre... mais en gros, c'est une salade (sans laitue) avec un oeuf et de la sauce aux arachides.
Nasi Goreng : Du riz frit avec un oeuf (si c'est une version de luxe).
Nasi Campur : Même chose, mais avec des légumes, de la viande ou du poisson.
p.s. il fait 1000 degrés et tout le monde porte des grosses vestes chaudes … vive les techniques pour se garder au frais : techniques que nous ne maîtrisons définitivement pas!

Jour 11 : Gunung Batur et plus d'argent!

Le lendemain, à 3heures du matin, le réveil matin sonne. Nous partons monter le gunung (volcan) à 3h30. À 5h15, nous sommes au premier stop pour regarder le lever du soleil. Oooohhh!!! Jusque là, c'était demandant, mais plutôt facile. Ensuite, ça se corse. Nous continuons de monter, mais sur des chemins encore plus abruptes et ... en sable. Pas facile et effrayant, mais nous y arrivons. C'est là que nous déjeunons. Une dame s'y trouve dans une petite cabane précaire et elle vend des boissons chaudes et gazeuses. On lui demande si elle habite ici, mais non, elle y monte CHAQUE MATIN! Wow. Avec elle vivent des chiens trop adorables qui nous font faire des awww à toutes les deux secondes :)

Notre déjeuner consiste en un sandwich aux bananes et deux oeufs chacune. Mais les oeufs, il faut les faire cuire... quoi de mieux que de le faire dans un trou extrêmement chaud d'où sort une partie de la fumée du volcan (qui est actif et qui, selon les prédictions devrait avoir une éruption dans les prochains mois)!

De là, nous faisons le tour du caldera (le tour du cratère) et nous voyons plusieurs colonnes de fumées, le lac au loin, des paysages extraordinaires et la vue de deux autres petits cratères. À l'horizon, des kilomètres de lave noire s'étendent sur ce qui était un village dans les années 1960.

Premier volcan visité par moi! Pas déçue!

On redescend!

Toujours pas d'argent. Nous prenons une douche avant le départ. Il est maintenant 10h. Comment partir ? Nous ne savons pas!
Nous marchons, en espérant un bus qui passe. Rien. Nous finissons par se rendre à l'évidence, il faut que quelqu'un nous amène en haut et ce, même si nous devons payer le prix fort. Deux Indonésiens nous proposent de nous y monter avec leurs scooters... pour la modique somme de 2$ chaque. Ayoye, tu capotes! Mais pas le choix. Nous réussissons au moins à mettre ça à 1.50$. Pas moyen de faire moins.

Sur le derrière des mobilettes, nous montons, vers un guichet nous dit-on. Rendues en haut... surprise (évidente) pas de guichet! Il nous reste très peu d'argent, mais nous devrons faire avec. Pas de dîner aujourd'hui. Nous attendons sur le bord de la route en espérant un bemo qui se rendra à Singaraja. Après 20 minutes, joie, il y en a un qui s'arrête grâce à une vieille madame qui vend des mangues et qui lui a fait signe (on n'aurait jamais pu deviner que
ça en était un... aucun signe visible!). Avant de rentrer, il faut marchander notre billet parce que les touristes n'en prennent pas de bemo, alors autant les faire payer quand ils le font!!! Nos sacs sont mis sur le dessus du bus, tout le monde a l'air si content de nous voir monter à bord. C'est cute. Pour 5$ chacune, nous réussissons à nous rendre 2h1/2 plus loin, notre destination finale avant Java : Lovina. Là., il nous reste 0.80$. J'ai faim.

Encore dans le bus, un jeune homme vient nous convaincre de venir à son hôtel pas cher. C'était pas cher en effet, à côté de la plage, avec un ventilateur et surtout à côté de l'arrêt de bus où nous devions aller le lendemain. En plus, transport gratuit vers la banque. Joie.
Pas beaucoup de touristes. Il fait TELLEMENT chaud... la saison des pluies arrive à grands pas. Tout le monde veut être notre ami bien sûr! Il y en a deux, Gede et Lady Boy (il veut se faire appeler comme ça parce qu'il porte des bijoux et du vernis à ongle!) qui sont sincères. D'autres veulent nous vendre des bracelets, des massages et des billets à gros prix et sont offusqués qu'on ne leur fasse pas confiance en allant s'informer ailleurs. À chaque fois, ça aura été une bonne idée d'aller voir ailleurs ahah!
Le temps semble long pour eux puisque les touristes désertent. Ils ne font rien de la journée!

Nous sommes allées à la plage. Elle est très sale. C'est plate. Nous nous sommes fait offrir des bracelets et des massages à n'en plus finir. Des gens sont venus nous jaser ça sans arrêt, sans rien vouloir en retour. C'est ce qui est agréable ici. Les gens veulent souvent te parler... pour te parler. Simplement.

Jour 10 : À travers Bali vers le volcan Batur

Trajet semble-t-il plutôt périeux en bemo (autobus local) donc nous faisons appel aux services d'un taxi (qu'ils appellent un chauffeur). Pendant 2 heures 1/2, nous circulons dans Bali à travers, encore une fois, des rizières, champs, petits villages, etc. À chaque fois c'est aussi beau et attirant!
Nous arrivons à Kedisan, au bord d'un lac, au pied du volcan Batur. Au milieu de rien. Nous n'avons plus d'argent, et les gens de l'hôtel sont louches. Un d'eux est adorable tellement il a l'air amoché, mais il est louche aussi. On nous propose de nous amener à la ville la plus proche qui est à 11 km en haut de la montagne pour aller chercher de l'argent. Amélie y va... je l'attends... c'est long et en bout de ligne, ça ne sert à rien. Le guichet n'est pas fonctionnel. Elle y est allée avec le réceptionniste de l'hôtel, ses enfants et sa femme, après son quart de travail.

Toujours pas d'argent.

Jour 9 : Allons pêcher la mer est belle!

Levées aux petites heures du matin (5h plus précisement), nous nous rendons sur la plage où les pêcheurs s'agitent. Il faut partir en mer vite vite vite. À bord d'un petit bateau en forme d'araignée et large comme nos fesses (sans exagérer), nous quittons la plage. Le mini moteur rajouté au bateau au moment de partir nous aide à prendre le large. Toutefois, à un moment nous restons incapables de bouger. Le ''navire'' est pris dans un corail. À l'aide d'une rame le pêcheur nous déprend... Aouch pour le corail qui déjà, à cet endroit est abîmé par la pollution. Plein de résidus de toutes sortes s'y retrouvent emprisonnés gâchant le paysage et n'aidant certainement pas les organismes qui y vivent.

Bref, on repart. Rendus assez loin, le pêcheur (unilingue... indonésien) jette une bouée à la mer et commence ensuite à faire de même avec son filet. Nous avançons pendant plusieurs minutes en laissant traîner derrière nous ledit filet. Nous faisons un grand cercle. Puis nous retournons vers la bouée, point à partir duquel le filet est retiré de l'eau... avec 49 poissons pris après!!! Yé!

Entre temps le soleil s'est levé et le vent souffle vers la cote. Les centaines de pêcheurs qui étaient en mer sortent leurs voiles multicolores et retournent porter le fruit de leur travail à Amed et aux villages avoisinants. Les femmes et membres de la famille attendent sur la plage en jasant et riant fort (ça nous l'avons entendu tous les matins!). Les bateaux arrivent un à un et les pêcheurs s'entraident tous pour les monter sur le sable à quelques mètres de l'eau. De là, des dizaines de gens ramassent les poissons, les mettent dans un grand panier qu'ils se mettent sur la tête.

Tout un spectacle qui a duré presque deux heures. Malheureusement, mon mal de mer m'a empêché d'en profiter à 100% puisqu'il fallait que je travaille à retenir tout ce qui aurait bien voulu ressortir par ma bouche! Quand même très bien.

Petite sieste avant de partir en scooter à la découverte des environs. Le nord est de Bali est vraiment très joli.
Rizières, petits villages, gens trop sympathiques! Tout le monde sur notre passage nous envoyait la main ou nous criait des hellooooo! Les enfants nous faisaient des ''high five'' les madames et les monsieurs des immenses sourires. Sur le bord de la route ou assis sur des grandes plateformes protégées du soleil (faites en bambou)... Ils nous regardent passer et nous font sentir bienvenues. Nombreux sont les écoliers en uniformes qui défilent, les policiers que tout le monde dit corrompus (ils t'arrêtent, 5 000 Rp et ils te laissent aller), les hommes qui font la sieste à côté de leur mobilettes avec un journal ou une serviette sur la tête, les enfants qui jouent par terre, les femmes qui tissent des paniers à offrandes. Personne ne parle anglais... Un paysage rural magnifique.

Nous nous arrêtons dans un cul-de-sac, un nain indonésien débarque et nous invite à nous baigner avec lui dans la mer qui nous fait face. Très drôle comme moment. Ils veulent être nos amis et nous inviter chez eux ces chers monsieurs... Peut-être la prochaine fois. Là, il fait trop chaud et nous sommes très loin de toute civilisation... Ne pas prendre de chance.

En revenant à Amed, nous restons quelques temps à parler avec la femme qui s'occupe de la maisonnette où nous habitons. À côté, sa mère fabrique des paniers à offrande puisque chaque matin, elles font des rituels pour demander aux dieux de les protéger et de les empêcher de faire des cauchemars. Ils déposent ces petits paniers avec des pétales de fleurs dedans, de l'encens et de l'eau un peu partout aux alentours de leurs propriétés. Il y en avait beaucoup à Ubud. Il paraît que c'est l'endroit le plus actif culturellement de l'île de Bali. Devant chaque maison il y a un genre de lampadaire (qui n'en est pas un!) d'une bonne hauteur, en feuilles de palmiers séchés au bout duquel pend un petit panier rond.... Et il y en a un autre à sa base qui est rempli chaque jour d'offrandes. Même aux pieds des portes, sur le sol, il y a en ... C'est difficile pour moi d'arriver à ne pas marcher dessus. C'est toujours dans le chemin, mais bon... j'y travaille.

Le soir venu, nous rencontrons Simon, l'oncle de mon amie, qui arrive d'un tour organisé avec un groupe de Québécois. Il est guide depuis plusieurs années. Il couvre toute l'Asie du sud-est ainsi que le Tibet et le Népal. Il en connaît des trucs. WOW! Il nous a conseillé pour le reste de la partie indonésienne du voyage.

Direction : Le volcan Batur, avant de se rendre sur l'île de Java.

Jour 8 : Vide

Amélie n'est définitivement pas à son meilleur. On remet au lendemain nos activités d'aujourd'hui. À la place : lecture, écriture, lavage, processus anti-coquerelles.

Ah! Petit regain d'énergie. Allons faire une petite plongée avec notre équipement de snorkelling loué. Corail à 100 mètres de notre porte. L'eau est moins claire puisque c'est si proche d'un village et qu'il y a beaucoup d'activité quotidienne. Par contre, les poissons sont, à mon sens, encore plus impressionnants. Encore une fois : bien du plaisir!

Est-ce que je me suis découvert une nouvelle passion ? Peut-être!

Jour 7 : Amed by the sea!

Nous quittons déjà les Gilis après deux jours complet à s'y prélasser. On quitte la Suédoise expatriée qui y vit à longueur d'année à cause de ses rhumatismes. On se paie un fastboat jusqu'à Amed, sur l'île de Bali. Ça n'a pris qu'une heure et on a eu droit à un spectacle de dauphins. Le capitaine à arrêter le bateau un bon 10 minutes pour que ses 4 passagers puissent profiter de la vue des dauphins qui nagent autour du bateau et qui remontent à la surface pour nous titiller. On voyait où ils s'en allait étant donné la clareté de l'eau... D'un bord à l'autre du bateau ils se faisaient aller. De toute beauté.

Bref. Le fastboat. Je ne regrette pas parce que c'était TRÈS rapide (mon mal des transport vient de parler) et nous avons eu un super moment avec les dauphins.
Je regrette parce que ça pollue plus et ça coûte cher. Bon. Voilà. Ne pas refaire... du moins essayer de ne pas refaire!

Arrivées à Amed, petit village de pêcheurs, nous descendons du bateau en face de la guesthouse où nous allions rester (une chance que le transport entre le port et celle-ci était compris dans le billet du bateau.. parce que oui, oui, tu paies à peine plus cher et on t'amène à la porte de l'hôtel en bus... ah ouin.) Bref, tant pis, de toute façon, je ne savais pas situer sur une carte l'endroit où nous allions dormir. Je ne connaissais que le nom puisque ça appartient à l'oncle d'une amie de la Ronde. Simon Lavoie il s'appelle. Juste en prononçant son nom, on a eu droit à un meilleur tarif. Il n'est même pas là. Il n'arrive que dans deux jours.

Petit bungalow sympa au pied d'un volcan, sur le bord de la plage de sable noir volcanique. Petit hic. Il n'y a personne qui a habité ici depuis une semaine et les coquerelles ont envahi les tuyaux. Le soir venu, elles sont sorties.

Alors que nous arrivions d'une marche, durant laquelle nous avions monté une colline pour regarder le coucher de soleil sur le volcan derrière la plage, je suis allée à la chambre chercher du chasse moustique. Cinq petites bêtes m'y attendaient. Le massacre commence. Bang Bang Bang. Je les jette dehors. Amélie, qui entend les coups que je donne de l'autre côté de la rue vient voir ce qui se passe. Je lui dis. Elle n'aime pas. Nous le disons donc à la trop gentille dame qui s'occupe de l'endroit. Elle promet de s'en occuper le lendemain (ce qu'elle a fait!!). En rentrant, encore 3. Puis 2 autres. Folie meutrière.

C'est la nuit. Je vais à la salle de bain. Deux de plus. Amélie commence à être malade. Probablement quelque chose qui s'est mal digéré. Une autre amie l'attend dans la pièce d'à côté. Je me lève. Massacre. Panne d'électricité. Plus de ventilateur. Un énorme orage dehors. Les vagues sont bruyantes. Amélie ne dort pas. Moi non plus. ZZZzzzz.

Jour 6 : Plongée en apnée : WOW

Journée de plongée en apnée... que j'appelerai dorénavant du snorkelling pour me faciliter la tâche.

Nous partons donc avec deux Allemands vers des sites de plongée en bordure des îles Gili.

Premier arrêt,: une endroit où on retrouve des tortues géantes autour de Gili Meno. JOIE! Comme on était avec un ''expert en tortue'' (il s'auto-désigne ainsi), on a vite été en mesure d'en trouver! J'étais folle comme un balai à nager vers elle. J'avais tellement hâte d'en voir. Wow. Malheureusement, elle n'a pas apprécié mon intrusion dans sa partie de mer car elle s'est mise à nager vers la surface dans la direction opposée à la mienne. Pas grave. Je l'ai vue et même photographiée! (oui oui, on a un étui étanche pour apporter la petite CANON avec nous dans les fonds (pas trop profonds) marins.

Le stop tortue étant fait, nous nous dirigeons vers le mur de corail en bordure de l'île Gili Trawangan. De là, la plongée devient plus intéressante (à mon sens). Nager au dessus des coraux, ce n'est pas simplement magnifique, c'est aussi voir en direct une vie marine jusque là vue qu'à la télévision (pour moi du moins!). Des poissons de toutes les couleurs et grosseurs, des anguilles, des oursins, etc. Top. On a nagé là environ une heure... sans jamais se fatiguer! Grâce aux palmes bien sûr, mais aussi grâce à cette adrénaline que provoque tant de beauté sous-marine.

Dîner à Gili Meno. Sable encore plus blanc qu'à Gili Air. Plage qui semble ''plus baignable'' en ce sens, moins pleine de coraux qui découpent les dessous de pieds!
C'est là que j'ai succombé à la tentation : J'ai acheté à un vendeur ambulant un bracelet ''je suis en vacance'' avec deux petites (peut-être fausses) perles et trois pierres roses... montées sur un fil noir lacé (comme on apprenait à faire en camp de vacance). Tout à fait moi. Je suis comblée.

Retour en mer pour terminer la journée sur le site de plongée le plus près de notre île. Le plus beau site selon Amélie et moi. Encore plus de poissons de toutes sortes, des coraux tous aussi multicolores et UNE ÉTOILE DE MER BLEUE GÉANTE!! Amélie l'a trouvée et est venue me mimer de la suivre... Oooooh que c'était beau! En descendant du bateau, les pieds dans l'eau bouillante, c'était presque désagréable. Je ne pensais même pas que ça se pouvait de l'eau si chaude en pleine mer. Et oui! Une chance que c'est différent plus loin des côtes sinon ce serait difficile d'arriver à nager en ''snorkellant''. Événement moins drôle, l'Allemande avec qui nous nagions s'est fait brûler par une méduse. On voyait très bien les traces de tentacules et ça la brûlait pas mal!

Somme toute une expérience extraordinaire. L'avantage des îles du coin c'est que tu n'as pas besoin d'aller loin ou profond pour voir des merveilles. Tout est à côté dans une eau transparente. La seule difficulté parfois, c'est la non profondeur justement. On est à quelques centimètres des coraux et on ne veut pas les abîmer en les accrochants avec nos palmes... Faisable, mais intense sur les abdos!!

Ah et comment oublier... Du snorkelling, ça se fait en surface... Quand tu essaies d'aller sous l'eau, on dirait que la pression est énorme... étrangement puisque ce n'est pas creux... Donc on évite de plonger. En surface je disais... Même avec de la crème solaire, ça n'empêche pas de prendre le plus gros coup de soleil du monde dans le dos et sur les jambes. Coup de soleil dans le style homard-je-ne-peux-pas-m'asseoir-ni-m'appuyer-le-dos-merde. Ça en valait la peine.

Finir la journée avec un autre drink sous une pluie diluvienne soudaine et de courte durée? Tellement.

Jour 5 : L'arrivée au milieu de nul part

Rendez-vous au bus pour se rendre à un autre port pour ensuite prendre un petit bateau vers les Gilis. Dans le bus, le gars essaie de nous vendre notre billet de retour en nous disant qu'on ne trouvera rien sur place... Vente à pression. Je n'aime pas, je n'achète pas. Bien fait d'ailleurs!
Descendues de l'autobus, nous avons marché jusqu'au port en lançant des ''no, thank you'' aux vendeurs de bracelets et de colliers. Je dois toutefois avouer qu'une sorte de bracelet m'avait accroché l'oeil et que j'aurais tellement plus l'air en vacance avec un de ceux-là accroché au poignet!

Du port, un petit bateau remplit d'Indonésiens, de fruits, légumes et autres nécessésités (comprendre : des touristes) nous a amené jusqu'à l'île Gili Air où nous avons débarqué sur une plage où nous avons fait connaissance avec notre première étoile de mer. Le sable est blanc, l'eau est chaude et il fait extrêmement chaud. D'un pas décidé, nous longeons la plage pour finir (après ce qui nous a semblé comme une interminable marche) par se trouver une (parmi tant d'autres) guesthouse directement sur la plage. Un petit bungalow au toit de paille qui fait face à la mer et son eau pristine. Le seul petit incovénient à cette île paradisiaque, ce sont les plages pleines de coraux échoués qui vous coupent les pieds à chaque pas tenté sans gougounes! Il est tout de même agréable de s'allonger dans cette eau bouillante pour regarder le paysage magnifique qui nous est offert.

Après cette baignade bien méritée, nous avons pénétré à l'intérieur de l'île pour tenter d'avoir un aperçu de la vie de ses habitants. L'île étant très sèche. Il n'y a pas beaucoup de verdure. Tout est jaune et les quelques plantes qui tentent de survivre ont bien de la difficulté.
Malgré cette chaleur écrasante, les habitant de Gili Air sont tous souriants et avenants. Rares sont ceux qui ne nous enverrons pas un ''heeellooooo'' bien senti. Chaque personne s'affaire sur son terrain, les enfants sont occupés à rire et à s'amuser et nous, à s'assurer de ne pas être écrasées par un poney-taxi qui arrive à toute allure. Parce qu'en effet, il n'y a aucun véhicule motorisé sur cette île. Juste des chariots tirés par des poneys... qu'eux appellent des chevaux. Conséquence... quand je demande combien coûte un trajet de poney... on ne me comprend pas, jusqu'à ce qu'Amélie dise non non, un trajet à cheval. Cheval très nain... peut-être bien!

Le soir venu, quoi de mieux que de boire un verre. Amélie une bière, moi un cocktail... tout ça sous un toit de paille, avec le soleil qui se couche sur une mer magnifique.

Jour 4 : La longue traversée vers Gili en passant par Lombok

Encore levées tôt (on excèle dans cette discipline ces temps-ci... vive le décalage!), jus, smoothies et Internet Wii-Fi gratuit, profitons-en!

Journée de transport beaucoup trop longue... Mais ce n'est que le début des déplacements du genre, nous devons donc nous y faire!

Ubud à Padangbai en bus, bateau de 5 heures jusqu'au port principal de l'île de Lombok, bus jusqu'à Sengiggi où nous nous arrêtons pour la nuit avant de continuer notre trajet pour l'île de Gili Air. 11h à 21h. Long. On a acheté un billet au port qui comprenait tous les transports jusqu'à l'île de Gili. Ça facilite le tout et c'est à peine plus cher. On dirait que j'ai donné dans faire tout plus compliqué et lentement pour économiser à peine quelques dollars. Là, non. En fait oui pour ce trajet, mais peut-être non pour après.

Le ''slow ferry'' portait bien son nom. Long. Mais au moins, il faisait beau et nous avons eu le spectacle de dizaines de bateaux de pêcheurs éparpillés dans la mer d'Indonésie plutôt loin de la côte. Ils étaient tous seuls à bord de leur mini bateau, sans possibilité de se protéger du soleil qui frappait si fort. Wow. Sinon, autre fait comique... À côté de nous il y avait une petite famille. Un papa, une maman et un très jeune garçon. Ils étaient très beaux, surtout quand le petit commence à dépouiller la tête de son père ahah! Belle scène de vie quotidienne!

Arrivé au port, le bateau s'arrête pour attendre son tour de stationnement (un autre bateau était en train de se vider et il devait se reremplir avant que nous procédions. Un Hollandais du nom de Cornélius était sur le bateau et il était tanné d'attendre. Il décide de prendre un bateau taxi et nous amène avec lui. Il paie. Cool. Toutefois, débarquer du bateau en pleine mer avec nos immenses sacs... danger... mais mission accomplie. Très cool comme premère ''aventure'' d'ailleurs. Au port, nous rencontrons deux Allemandes et deux Suédoises avec lesquelles nous partons vers Sengiggi et avec lesquelles nous avons trouvé un hôtel pas cher et un resto. En arrivant dans la ville évidemment, le chauffeur du minibus voulait nous obliger à prendre une chambre dispendieuse en nous racontant toutes sortes de niaiseries connues du genre, les chambres pas chères sont trèèès loins (correction : 10 minutes à pied!). Ils m'énervent quand ils font ça! Mais bon...

À noter : la première fois que quelqu'un entend une prière musulmane projetée à travers une ville au complet, on ne peut qu'être surpris et charmé. Amélie l'a été. Impressionnée surtout. Le seul hic à cette habitude c'est la prière qui est faite vers 5 heures du matin. Le chant nous semble soudainement moins charmant. Mais bon, en étant dans le pays avec la plus importante population musulmane au monde... il fallait s'y attendre!

Ensuite, le souper... étrange, plein de monsieurs d'âge mur avec des petites Indonésiennes... YAK! Mais il était trop tard pour se mettre à chercher dans le noir un endroit où manger. Amélie avait tellement faim en plus (et comble du malheur, ils ont oublié son plat, alors elle a attendu encore plus longtemps que nous!)

Grosse journée. Over.

Jour 3 : Évasion en scooter

Trop touristique Ubud. À bord d'une mobilette louée, à nous la découverte des environs moins peuplés d'Européens et d'Australiens en vacance.

Encore levées tôt, nous sommes parties tout de suite après le petit déjeuner (toujours inclut dans le prix de la chanbre... ou du moins pas mal toujours inclut... disons que c'est la norme).

Direction ? Nord-ouest. Vers nulle part en particulier, plus précisement vers là où la route nous amènera. À travers les rizières nous avons circulé. Nos premiers travailleurs aux chapeaux pointus (comme ceux qu'on associe aux Chinoix) se font aller dans leur champs. Les pieds dans l'eau de leur rizière, ils sont déjà au travail depuis longtemps et il n'est même pas 9 heures encore. Nous avons roulé dans des champs, au-dessus de cours d'eau, dans des petites forêts, tout plein de petits villages.

Ensuite, direction nord-est cette fois. Même scénario, toutefois, moins agréable pour nous car il fallait remplir le scooter d'essence et aucune station service sur notre chemin. Personne ne parle anglais dans la campagne balinaise. Heureusement, on finit par comprendre (lentes direz-vous) que les bouteilles de verres que l'on voit un peut partout sur le bord des routes, ce sont des bouteilles d'essence! On s'arrête, on mime à une dame qu'on veut qu'elle nous vide ça dans la machine... elle comprend et à l'aide d'un vieil entonnoir tout rouillé, elle procède au transvidage. JOIE!

Nous continuons donc à peine quelques minutes et tombons sur une dizaine d'hommes assis parterre devant une petite maison, chacun en train de flatter leur coq. On essaie de savoir s'ils vont faire une bataille de coqs. Impossible. Même les mimes ne viennent pas à bout de la barrière linguistique!

Est. Rue de magasins. Magasins qui doivent certainement fournir toute la région en artisanat. Il y avait plein d'ateliers et des TONNES d'articles de toutes sortes à vendre. Surtout des choses faites en bois. Tout ce que vous pouvez imaginer, ils l'avaient. Nous nous sommes arrêtées dans une boutique de bijoux et là : la caverne d'Alibaba. J'ai découvert où le propriétaire des magasins Bagus (rue Saint-Denis et l'autre rue Mont-Royal) devait venir faire le plein pour ce type de bijoux en bois ou en os qu'il m'avait avoué prendre en Indonésie. Pour 4$, j'ai acheté ce qui m'aurait coûté au moins 100$ de bijoux à Montréal. Wow.

Dîner. C'est le fun faire de la mobillette, d'ailleurs, Amélie est vraiment pro... surtout qu'ici, ils conduisent à gauche comme les Anglais! Mais bon, fun pas fun, il faut manger et se baigner. On crève.

Pour terminer cette journée magnifique et remplie de découvertes, le sud. Nous nous sommes retrouvées à Celuk à une trentaine de kilomètres au sud d'Ubud. Mine d'or encore une fois. Magasins de pierres trop top où j'ai pu faire un petit plein pour Geneviève C. qui fait des colliers et qui va savoir profiter de cette aubaine amplement!

Panne d'électricité générale sur Bali. Bon. Dodo alors!

Jour 2 : Singes et marché

Levées aux petites heures du matin, nous étions persuadées qu'il était 9h30. Je n'avais pas changé l'heure de ma montre et ceci a fait :
1) Qu'on a eu l'air folle de demander si on avait encore accès au déjeuner inclut dans le prix de la chambre et qui finissait à 10hres (il était maintenant, selon nous, 9h57).
2) Qu'on a dîné à quelque chose comme 10hres.
3) Qu'à 14h30, on pensait qu'il était 16hres au moins!!

Bref, on ne sait pas lire l'heure en fonction du soleil!

Tout de même, la journée fut bien plaisante. On a commencé en grand avec la visite de la forêt des singes... où il n'y avait personne puisqu'il était si tôt le matin (tant mieux!)
Nous sommes restées longtemps. Les singes sont devenus nos amis lorsqu'un d'eux a décidé de grimper sur ma tête sans que je le vois venir. (Il est arrivé par derrière petit coquin!). Amélie était morte de rire à le regarder se coucher sur ma tête et me mettre les ''mains'' dans la face. Ensuite, ce fut son tour, car les singes l'ont pris en affection. On les a regardé se baigner, se dépouiller, manger, dormir, se battre (oui oui, il y en a même deux qui sont tombés d'arbres mesurant plusieurs mètres en hurlant et en se battant). Un bébé singe est même tombé sur la tête, sur une roche dans la rivière, exactement où je me trouvais... Sa tête a cogné si fort! Bref, les singes tombaient des arbres.

Ah oui, et un d'eux m'a volé mes lunettes... Mais je les ai récupérées grâce à une gentille dame et sa banane.

Après notre dîner, nous nous sommes dirigées vers le marché. C'était sympathique, Amélie a appris les bases du marchandage et est tombé en amour avec de superbes assiettes.... mais trop lourdes pour apporter! De 1 000 000 000 de Rps Indonésiens elle est descendue à 100 000 .... (1$CAN = 9 100 Rps)
Belle première fois disons :)

On a beaucoup marché par une chaleur accablante... D'ailleurs au marché, il y avait le tournage du film avec Julia Roberts basé sur le roman autobiographique de Eat, Love and Pray que j'ai lu au Népal l'année dernière. C'est drôle.

Bref, Julia est en ville et crée beaucoup d'émoi. C'était impressionnant à regarder tout de même! Ils ont vraiment recréé un plateau de tournage en plein milieu du marché de Ubud.... et Julia était là!

Retour à l'hôtel pour une baignade dans la piscine. Nous ne sommes pas encore à côté de la mer donc, c'est dans de l'eau pleine de chlore qu'on a plongé. Pas désagréable.

On a appelé nos mamans aussi qui semblaient très heureuses d'avoir des nouvelles. Incapables d'appeler avant, nous avions retardé le moment et disons que mes parents trouvaient l'attente longue puisque j'avais promis un coup de fil. Au moins, c'est fait!

Première impression : Ubud = du tourisme en veux-tu ? En vlà! (On s'y attendait tout de même... Bali c'est comme ça!)

L'Indonésie. En gros.

Le nom Indonésie vient du mélange des mots Indus (Inde en latin) et nesos (île en grec).

Capitale : Jakarta
L'Indonésie est un archipel de plus de 13 000 îles avec un climat tropical (on aime).
On y trouve 129 volcans actifs.
C'est le pays avec la plus grosse population musulmane au monde.
Population totale = dans les plus importantes du monde (4ème je crois, ou quelque chose comme ça)
L'île de Bali par contre est plutôt hindouiste.
Il y a aussi un faible pourcentage de bouddhistes et de catholiques.
Le pays est une acienne colonie hollandaise.
Après la deuxième guerre mondiale, l'Indonésie est déclarée indépendante (17 août 1945).
La Hollande reprend le contrôle ensuite.
L'ONU et les États-Unis s'oppose à cette ''reconquête'' et le 27 décembre 1949, le drapeau indonésien est hissé pour la première fois à Jakarta.


Il paraît que le tourisme, même s'il était toujours très important, a diminué dans les dernières années à cause des catastrophes naturelles (tsunamis, typhons et tremblements de terre fréquents) et des manisfestations religieuses violentes (on parle ici de faire sauter des bombes dans les endroits touristiques au nom de la religion). Toutefois, l'immense majorité... en fait la population entière, à quelques exceptions près, est extrêmement chaleureuse et accueillante.