samedi 14 novembre 2009

Salut Singapore!

Jour 20 : Ça sent la fin de l'Indonésie!

Quoi de mieux avant de quitter un pays que de passer la journée à se promener, aller au marché, manger, avoir chaud, jaser avec les gens rencontrés ? Rien, alors c'est ce que nous avons fait :)

Jour 21-22-23 : Singapore

Notre avion était à 7h30 du matin, nous sommes donc arrivées très tôt dans ce mini pays-trop-comme-chez-nous / pas super intéressant dans l'esprit Asie du sud-est que j'ai en ce moment. Tout de même à voir quand on passe par là. C'est très propre (quoique nous avons trouvé des endroits qui ne semblaient pas du tout ''fitter'' dans le décor... des alentours de bouches de métro ou de petits restos sur la rue. Mais bon, il faut les chercher! Tout est parfait. Trop.

Première réalisation : les voitures. On ne parle plus d'un trafique non contrôlé, dangereux et plein de motocyclettes partout, mais plutôt d'une circulation ordonnée (abondante), sécuritaire... et en voiture!

C'est l'exemple idéal de ce que trop de gens considèrent comme une réussite. Tout est gros, grand et beau. Il y a des centres d'achats à TOUS les coins de rue (ou plus), et ce n'est même pas exagéré. Ça coûte donc cher de s'adonner au sport national : le magasinage. On oublie ça tout de suite.

Le seul moyen d'économiser, c'est de manger dans ce qu'ils appellent des ''food courts'' de centres d'achats ou des ''hawkers'' qui sont des rassemblement de petits kiosques qui vendent des repas pour environ 4$. (Ils ont tous leur certificat de salubrité d'affiché!) C'est ce que nous avons fait. Comme nos lits de dortoir coûtaient 40$ Singapouriens à deux, il fallait faire attention. Nous habitions dans la petite Inde, nous avons donc mangé indien, mais aussi beaucoup d'autres plats provenant de partout en Asie. Nous avons goûté à la bière locale et au drink national (le Singapore drink... très sucré et difficile à décrire, mais bon!)

Nous avons beaucoup marché, mais nous avons pris le métro aussi évidement! À chaque billet (ou carte de journée) que tu achètes, tu fais un dépôt de 1$ qui t'es remboursé à la sortie (!!). Nous nous sommes rendues dans un ''coin blanc'' où il y avait beaucoup d'occidentaux en exils en train de faire leur jogging et leur épicerie dans des quartiers à grosses maisons! Nous recherchions l'ambassage du Vietnam qui est isolée dans ce Westmount de Singapore! En plus, nous ne l'avons même pas pris puisque c'était trop cher. Internet : merci... pas de déplacement (aller le porter + aller le chercher), avoir son visa plus rapidement et pour moins cher. Vive la technologie.

Ce qui m'a déplu à Singapore à part les immenses décorations de Noël (mais vraiment dans le IMMENSE!!) qu'il y a partout et les millions de magasins? Les airs climatisés. Non, mais sérieux. On crève dehors et dès que tu rentres quelques part, on ne parle pas d'une fraîcheur agréable, mais d'un congélateur! C'est atroce, il fait tellement froid partout que c'est désagréable! C'est PARTOUT pareil! Même dans le métro où c'est particulièrement froid!! Ayoye, à ces airs climatisés je réponds : vive la chaleur.

Sinon, autre fait le fun, c'est que l'eau dans les robinets est potable! JOIE! On peut remplir nos bouteilles et boire des jus dans la rue!

À part ça, dans le Chinatown et la petite Inde on ne reconnaît rien d'Indien ou de Chinois, à part le fait que les figures sont TOUTES indiennes dans le deuxième quartier, le jadin botanique est immense, mais paisible et tout est écrit et annoncé en anglais partout... et en mandarin (un peu)!!

Une Amérique aux yeux bridés!
(en plus ils sont très ''fashion''!)

samedi 7 novembre 2009

Jour 19 : Faire du batik, c'est vraiment un art!

Comment je sais que faire de la peinture batik c'est vraiment un art ? C'est parce qu'on a essayé. Ayoye. Le résultat de notre deuxième cours a été moins flamboyant que celui de la veille. Toutefois, ce n'était pas moins intéressant et amusant. En plus, c'était mon activité de fête (en passant, merci tout plein à tous ceux qui m'ont envoyé des messages... vraiment très apprécié :)). Nous avons été dans le studio d'un monsieur qui a une galerie où nous avons acheté des morceaux. Il y vit avec sa femme, ses deux enfants et sa tortue (qu'il nourrit avec des mangues et du tofu).
C'est une homme sympathique, mais très vendeur. Je comprends bien qu'il vive de ses ventes, mais vraiment, il pousse tellement fort les gens à acheter que c'est déplaisant (nous l'avons vu faire pendant toute une journée!). Une fois où il essayait de vendre à un prix TELLEMENT exagéré une toile à une jeune australienne, je lui ai dis de marchander et il m'a dit : T'es ici pour apprendre à faire du batik, alors concentre toi! '' Oups, mais sérieux là c'était trop intense. En plus, il a toujours le même discours, sa femme sort toujours au même moment pour dire ''Hospitality yes, tea for you''. Je me demande d'ailleurs s'ils réutilisent toujours le même thé parce que la plupart des gens qui se font emmener là de force ne le boive pas. Je pense qu'on a été les seules à ne pas s'y faire amener et à ne pas acheter le premier jour!En plus il ment toujours!!! Mais ça c'est comme pas mal tous les Indonésiens de Yogyakarta... Quand tu rentres dans une boutique, tu dois toujours acheter MAINTENANT parce qu'il seront fermés demain. Ils sont ouverts le jour où tu te présentes et la veille. Et quand tu te repointes le lendemain, ils te regardent en riant. Je ne comprends pas qu'ils pensent encore qu'on les croit! C'est le running gag quand ils nous disent tu dois acheter demain... nous répondons oui oui parce que tu seras fermé demain!!
Enfin, à chacun sa façon de faire!!Bref, le cours a été plaisant. C'est long à faire puisqu'il faut y aller couleur par couleur (c'est fait sur des tissus de coton) de la plus pâle à la plus foncée et à chaque fois recouvrir de cire tout ce qu'on vient de peindre... et des deux côtés! Nous avons fait pas mal de taches de cires sur nos peintures et les traits sont très grossiers, mais c'est très drôle. Nous avions droit à 4 couleurs (questions de temps) et ça a donné des choses plutôt... uniques! Beau pas beau, nous avons eu une autre journée amusante.
Notre ''maître'' par contre était pas mal (trop) cruiseur. Je lui ai dis à quelques reprises d'arrêter. Rien de déplacer... juste s'arranger pour nous toucher de temps en temps, mais toujours en train de nous demander de venir dormir à notre chambre (NOT... et t'es marié! Pas cool!). Quand Amélie était seule avec lui, il lui a dit de venir le rejoindre à un bar pour prendre des drinks avec des pillules!?!? La seule chose qu'il a réussi à nous faire faire c'est boire du vin indonésien (qui goûte la vodka avec du jus de raisin!) après le dîner que sa femme a préparé (deuxième meilleur Gado Gado après celui de la veille!) Au moins il nous a fait rire. Et il a rit de nos peintures un peu après les avoir fait bouillir pour enlever la cire. À chaque fois qu'on faisait sécher la couleur que nous venions de faire, il fallait la mettre au soleil dehors. Amélie lui a dit qu'elle espérait que les gens ne penseraient pas que ce sont ses oeuvres sinon il ne vendrait plus rien! Bien lancé :)
Pas fameux donc le résultat, mais satisfaisant comme apprentissage! C'était ma fête donc... Amélie m'a acheté PLEIN de bonbons et a acheté 6 heures d'Internet Wi-Fi pour que nous écoutions les La Galère et Sophie Paquin de notre chambre. Sophie n'a pas fonctionné, mais les autres oui! J'étais si contente! Ma fête lui aura coûté 10$ et j'ai eu plein de trucs. Les joies de fêter en voyage!!MERCIIIII!
Là, nous avons les doigts noirs de peinture et je n'ai pas l'impression que ça partira de sitôt!!

Jour 18 : Faire des bijoux en argent dans une ville... où il font presque juste ça des bijoux en argent!

Kota Gede à quelques kilomètres de Yogya est une ville où l'artisanat = argent. Alors quoi faire de mieux (pour une fille qui aime les bijoux comme moi) que d'aller prendre un cours d'une journée ? Même Amélie qui ne trippe pas comme moi là-dessus a adoré sa journée! Il y a de quoi, c'était juste parfait. On se rend là le matin (on avait réservé 2 jours plus tôt) et notre ''maître'', qui fait des bijoux en argent depuis son enfance et qui étudie actuellement à l'université en utilisation des métaux, nous explique comment nous allons procéder. 7 étapes à suivre. C'est 20$ US pour la journée, le dîner et 10 grammes d'argent.
Le premier bijoux est long à faire, on ne se souvient jamais où nous en sommes rendues, ce qu'il reste à faire... mais les deux suivant se font comme un charme. Amélie a fait deux bagues (dont une pour moi pour ma fête :D) et un pendentif... tout est très bien réussi. Moi c'est la même chose, deux bagues et un pendentif. Nous sommes super fières de nos oeuvres. En plus c'était une journée très agréable dans l'atelier d'Agus qui donne sur son jardin où son père construit une de ces plateformes en bambou couverte pour jaser entre amis (dont j'ai parlé à Bali), sa femme qui s'affaire, ses enfants qui jouent. D'ailleurs son père est l'image parfaite des personnes âgées sud asiatiques, toujours accroupie et donc très flexible! Chose rare par chez nous!!
En plus le dîner, qui était inclu dans le prix, était simplement DÉLICIEUX! Le meilleur repas que j'ai mangé en Indonésie (je dois admettre, après trois semaines, que je ne suis pas une fan de leur cuisine). Un Gado-Gado parfait dans lequel on retrouvait des genre de patates de riz savoureuses. Ils font des boules de riz vapeur qu'ils mettent dans une feuille de banane pour ensuite faire bouillir encore. Ça prend dans un pain et on ne dirait même plus qu'on mange du riz, mais que c'est bon!
Bref, on a eu du plaisir incroyable avec ce Agus qui parlait français ( il l'a appris à l'école et il doit bien être le seule au monde à s'en souvenir!! ahah!). La journée a passé si vite, nous serions bien restées!!

Jour 17 : Temples et tremblements de terre

Aujourd'hui au programme : la visite (qui débute encore une fois à 5h du matin) des temples de Borodupur (boudhiste) et de Prambanan (indouiste).
Borodupur a été construit au 9ième siècle par les boudhistes. Le temps a été vite abandonné avec le déclin du boudhisme dans la région. Au début du 11ème siècle, l'éruption d'un volcan l'a recouvert de cendres en dessous desquelles il est resté enfoui jusqu'en 1814. C'est vraiment immense et plein de fresques et de sculptures abîmées (mais magnifiques) de boudha et de ses enseignements. En y arrivant, par respect il faut en faire le tour trois fois dans le sens des aiguilles d'une montre. Une fois que c'est fait et que nous avons eu quelques minutes pour admirer le monument et le paysage qui l'entoure (le volcan Merapi juste derrière... qui est le volcan le plus actif de l'Indonésie), l'assaut des ''english students'' qui veulent converser et prendre des photos. Encore une fois ils sont beaucoup trop, alors la tactique d'Amélie : leur dire qu'elle ne comprend pas et qu'elle ne parle que français. Drôle. C'est comme lorsque j'ai lancé, à un monsieur insistant qui voulait savoir d'où je venais avant de me faire acheter ses peintures, que mon pays d'origine était l'Ouzbekistan. Je l'ai dit sans rire, il est resté bête et nous a laissé partir!
Prambanan est un site indouiste où on retrouve (ou plutôt où nous devrions retrouver... mais où nous ne trouvons pas à cause du tremblement de terre de 2006) 50 temples éparpillés sur un immense terrain. Tous ces temples (dont le plus gros est dédié à Shiva) ont été construits environ en même temps que Borodupur au 9ième siècle pour être abandonné très rapidement lui aussi. Cet abandon a empêché la bonne conservation des nombreux temples qui ont été rénovés à partir de 1937. À cause du tremblement de terre, on ne voyait presque juste des tas de pierres empilées un peu partout, sauf les 5 principaux qui ont su mieux résister aux événements. C'est très cher rentrer là, alors tu veux que ça en vaille la peine. Ça en valait sûrement avant 2006, mais là, en plus de la chaleur insupportable, on ne pouvait accéder qu'à trois temples, les autres étant en reconstruction (avec échaffaudages en bambou bien sûr et des conditions de travail qui ne passeraient pas avec la CSST!). Oh well.
Sur le site de Prambanan, nous aurions pu voir un ballet en plein air qui, selon ce qu'on a entendu dire est magnifique, mais les représentations terminaient le 31 octobre. Bou. Le ballet Ramayana sera pour une autre fois!
En cette belle journée commencée très tôt, nous avons rencontré deux Italiens dont je ne peux pas ne pas parler parce que j'ai ris avec eux comme je n'avais pas ris depuis biiiien longtemps. Sérieusement, je pense que je n'ai pas arrêter une seconde en leur compagnie. Alessio et Francesco. Nous nous sommes si bien entendus et nous avons eu vraiment beaucoup de plaisir. Dommage, mais ils quittaient Yogya le lendemain pour aller à Bromo d'où nous arrivions. Au moins, nous avons profité du temps que nous avions en allant manger, prendre une bière, se promener et suer.
Important à mentionner car ça a été un sujet de conversation passionné. Alessio avait loué une bicyclette et se promenait avec alors que nous marchions à côté (Alex, Bryan que nous avons rencontrés à Bromo et Boss, un Hollandais qui était seul à attendre la ''parade'' et que j'ai invité à se joindre à nous faisaient partie de la super soirée). Il fallait y être, mais bordel que c'était le fun... et drôle!
Dodo.
p.s. tout le monde nous demande si nous sommes des jumelles... quand nous disons non, la question suivante c'est : des soeurs alors ? euuhhh NOT!

Jour 15 -16 : Yogyakarta (Yogya, Jogja ou Djogja)

J'en avais entendu parler... mon père, il y a au moins 30 ans, avait bien aimé! Ce n'est plus ce que c'était si je me fie aux descriptions, mais c'est tout de même une ville que j'aime bien. Une chance, on y reste 6 jours. Deux jours d'exploration, un jour pour les sites environnants, un jour pour un cours de peinture batik, un autre pour un cours de fabrication de bijoux en argent et un dernier pour le marché, le lavage et du dodo.
Yogya c'est très musulman, mais vraiment très modéré. Les femmes portent le voile, mais vraiment pas toutes. Des fois, on dirait que ce sont plus les adolescentes qui le font puisqu'il fait partie de l'uniforme scolaire de plusieurs. Chaque matin, à 4h, la prière est projetée (fort) dans toute la ville. Ça fait changement du cocorico auquel nous étions rendues habituées à Bali. C'est donc chou quand tu n'es pas fatigué, tannant quand ça fait des jours que tu dors peu et mal (chaleur).
Selon des Québécois rencontrés et qui ont fait l'Asie du sud-est, nous sommes pas mal dans le plus chaud qu'on va avoir puisqu'à l'inverse du continent, la saison des pluies arrivent maintenant en Indonésie. Joie. Même les Indonésiens ont de la difficulté avec la chaleur (38degrés à 9h30 le matin) qu'ils disent être anormalement haute comparé à d'habitude au même temps de l'année. J'ai découvert que je sue très peu du corps, mais énormément des jambes. On me l'a fait remarquer puisque mes pantalons sont toujours mouillés et tout le monde trouve ça bien étrange et surtout très drôle.
Durant notre permière et deuxième journée ici, nous nous sommes pas mal promenées. Yogya, c'est une grande ville du Tiers-Monde qui cherche à s'occidentaliser. Toutefois, à travers les McDo, PFK et Dunkin' Donuts, circulent les taxis à vélo et à chevaux, les vendeurs ambulants de soupes et de repas indonésiens, se bousculent les femmes voilées et celles ''à la mode'', les emos, les rockers, les tatoués, etc. À côté des marchés à grande surface on retrouve dans la rue les marchands de légumes, de viandes, de friandises, d'épices, etc. Il y a même un marché d'oiseau et d'animaux de toutes sortes. On rentre là-dedans en passant par une porte qui fait voyager dans le temps et on se retrouve dans un lieu de travail unique où s'agitent les fourmis rouges, les grillons et les vers dans des cages à ciel ouvert. Mais ce ne sont pas pour les humains, mais plutôt pour les oiseaux! À côté de ce garde manger qui grouille beaucoup trop, des tonnes de sortes d'oiseaux... du plus fade (le pigeon), au plus coloré (le perroquet) en passant par la poule et le coq ordinaires! À côté des bêtes volantes se trouvent (dans des conditions de ''détention'' excécrables, les animaux disons... terrestres et sous-marins. Pas juste des chiens et des poissons, des chats (avec la queue coupée... sont presque tous comme ça ici et personne semble pouvoir dire pourquoi), des singes, des igouanes, des tortues, des lézards à la tonne (qu'ils utilisent de façon médicinale nous ont-ils expliqué), des serpents (et des petits animaux trop mignons dont je ne connais pas le nom, mais qui, dit-on, combattent les serpents), des lapins, des petites chauve-souris... et d'autres IMMENSES (je capotais, la grosseur d'un petit chat adulte... et ça, les ailes refermées!!), etc. Bref. Intense. p.s. j'ai vu LIVE une souris se faire manger par un serpent. Ayoye.
À travers tout ça, au bout de la rue Malioboro (rue principale), le Kraton et le Palais d'eau du Sultan. Rien à dire vraiment là-dessus. C'est correct. Je m'attendais à être plus impressionnée. Ah, à savoir : le sultan n'a que 5 filles et pas de fils... qu'arrivera-t-il pour sa succession!!! Peu importe ce qui arrivera, la succession aura sûrement quelques scooters en sa possession puisque c'est LE moyen de transport par excellence! Ils peuvent être 4 là-dessus ( moins qu'en Inde, mais tout de même remarquable). Lorsqu'ils sont 4, les adultes ont souvent des casques... mais pas les enfants et les bébés. Ouin!
Sinon, on se souvient que j'ai découvert que je suais des jambes. Donc, question d'hygiène, je tente de me procurer une autre paire de shorts. Laissez-moi vous dire que ça n'a pas été facile et que finalement, dans un magasin, une femme à qui j'explique que la taille large ne me fait pas va dans l'arrière boutique me chercher de l'extra-large. JE PORTE DE L'EXTRA-LARGE! Voilà!
Autre fait divers : tout est toujours organisé pour nous amener voir des expositions de peinture Batik (artisanat #1 de la place)... pour qu'on en achète en bout de ligne. Chiant, mais au moins c'est logique. Chose bizarre, plein de touristes rencontrés (nous incluses) se font dire par des locaux que ce soir (ou le lendemain) la rue Malioboro sera fermée pour une parade et qu'il ne faut pas rater ça. Ce n'est même pas vrai. Ils sont des dizaines, dans différents quartiers à dire ça... Mais pourquoi ? Ça ne donne rien en bout de ligne! Bref, on se fait tous avoir!
Ah et c'est cool... de voir un rat passer en plein milieu du resto quand tu manges. J'ADORE!

Jour 14 : Bromo. Oooohhh!!

À travers nos multiples interviews avec des jeunes de Banana City (reconnus pour leurs bananes et fiers de l'être!), nous avons regardé le lever du soleil à travers une foule incroyable (note à nous-mêmes, essayer de se souvenir des jours de la semaine où nous allons voir des sites et non pas seulement les dates... la fin de semaine, les Indonésiens en profitent aussi!). Tout de même magnifique ce Gunung Bromo qui fume!
Après, direction : la fumée. On monte ce petit volcan (à pied, mais nous aurions pu le faire à mini-cheval... que je n'ose plus appeler des poneys... l'offre était grande!) pour se retrouver étouffées par l'odeur de souffre et la fumée lors de coups de vent. Pas de lave à l'horizon toutefois. C'est bizarre, c'est un endroit si beau, mais je ne sais pas quoi en dire à part que justement... c'est beau!Retour vers notre homestay (avec une panne de véhicule en chemin... pas surprenant avec cette vieille jeep qu'on ne croirait même pas capable de démarrer en la regardant!).
Départ pour Yogyakarta en minibus : 10h. Nous n'étions que 3 dedans (avec un Anglais trop chou... Alex), étrange puisqu'ils sont excellents dans l'art de remplir au sur-maximum leurs bus!

Jour 13 : Attente... encore et encore!

Arrivées à 3h du matin à la ville de Probolinggo (ah non, 2h... il y a une heure de décalage entre Bali et Java)... après un trajet de bus de 8h, mais des plus confortables (pour vrai, PLEIN de place, air climatisé dans le tapis, mais couverture fournie!) on nous débarque en plein milieu de nul part...
Là où la seule lumière provient d'une agence de tours. Évidemment. Je suis irritée. Tout est toujours organisé pour t'empêcher de faire des trucs par toi-même. Je n'ai jamais vu ça (quoique Java ce n'est pas la même réalité). Ça m'énerve... surtout le petit monsieur qui veut me vendre son tour en plein milieu de la nuit et qui me trouve désagréable parce que je ne veux rien acheter. Cave. Nous finissons par céder... quoi faire d'autre à cette heure et à encore 1h de notre but. Allons-y. Pour 40$ chaque nous aurons: une chambre d'hôtel pour cette nuit, le taxi jusqu'à Cemoro Lawang, le tour de 4 heures du surlendemain qui nous amène au volcan pour que nous puissions le monter et à un point de vue qui, je dois avouer était magnifique, pour ensuite nous redescendre en transport public à Probolinggo pour nous mettre dans un bus qui nous amènera à Yogyakarta 10heures plus loin. Pas si mal direz-vous, c'est vrai, mais pour la région, ce n'est pas gagnant non plus!
Alors on arrive enfin à Cemoro Lawang, après tout ce trajet durant lequel je n'arrêtais pas de me frustrer contre les chauffeurs de taxi et de bus qui n'arrêtent jamais leur moteur, même quand ils prennent un traversier d'1/2 heure ou leur repas (Vive la non conscience écologique! Bon, on sait, ils ont d'autres choses à quoi penser... Ça fait mal quand même!) On nous amène à un hôtel dispendieux (évidemment) là vraiment : NOT! Alors on nous redirige vers un trou sans lumière, sans chauffage, avec un trou dans le plafond et des toilettes turques communes EXTRA sales. Joie. En plus on gèle puisqu'on est dans les montagnes. Pas grave, nous restons, finit de nous faire faire tout ce que vous voulez!
Le lendemain a été long et pénible dans cette ville de la mouche (j'en ai jamais vu autant) si vide. On dirait un mélange de far west et de village Bolivien. Tout le monde a un air et des vêtements à l'Amérique du sud, mais ils sont tous à cheval ou en calèche! Étrange. Nous nous sommes promenées, Amélie a été traumatisée par les poules mises dans des sacs encore vivantes (juste la tête dépasse, elles sont immobilisées et laissées là en plein milieu du chemin). Tout ce qu'on a fait en cette journée de l'Halloween, c'est manger les bonbons que Véro Q m'avait donnés avant le départ. C'est bon!
Le soir, on va manger au resto de ce ''homestay'' qui est vraiment excellent finalement. C'est le rendez-vous du village! Tout le monde y était et siiii heureux de nous y voir! En plus le prix : imbattable. L'anglais étant très primitif : très drôle. C'est cette soirée là, en regardant le coucher de soleil sur le volcan Bromo que nous avons commencé notre vie de stars internationales. Des classes de jeunes étudiants de niveau secondaire que les professeurs amènent sur les sites tourisiques pour leur faire pratiquer leur anglais en conversant avec des étrangers. Avec ça viennent les ''please, can I take picture with you mam for souvenir ?'' Au début c'est cute, après insupportable. Impossible de visiter quelque chose en paix. On ne parle pas de s'arrêter quelques minutes jaser avec quelques jeunes, mais plutôt de longues minutes à toutes les 5 minutes!
Bref...