jeudi 31 décembre 2009

Jours 71 - 72 : Pakse + Wat Phu (Champasak)

Après avoir réservé un billet pour une ''grand'' bus, nous nous retrouvons (oh surprise!) dans un minibus. Nous arrivons à Pakse en milieu d'après-midi (nous avons pofité de notre dernier avant-midi aux 4000 îles!). Les banques sont fermées, mais nous irons dès demain matin. Le hic, c'est que nous ne pouvons retirer que 80$ à la fois, moyennant des frais de 3$, plus les 3$ que nous retire Desjardins... au nombre de retraits que nous allons devoir faire : problème. Nous tenterons donc d'aller à la baque et de retirer une grosse somme. Il y aura 3% de frais, mais nous avons calculé que si nous retirons beaucoup, ça sera plus économique que plusieurs retraits dans des machines distributrices. Il aurait fallu retirer plein de sous du Cambodge, mais notre passage dans l'est nous a privé de guichets durant la dernière semaine. BREF! On fait avec ce qui est.

Pakse, c'est une capitale morte. Il n'y a presque personne dans les rues. Il faut dire que le Laos est très peu peuplé comparé à ses voisins, mais vraiment, il n'y a pas un chat et les chambres d'hôtel sont chères (les rares pas chères étant déjà toutes prises pour la nuit... nous avons réservé pour le lendemain)

Wat Phu (Champasak)

Ce Wat est le temple à la Angkor Wat du coin. Il est écrit dans le guide que c'est un ''highlight'' de tout voyage au Laos. Je dois dire que je ne suis pas d'accord, mais que quand on est dans le coin, ça vaut la peine... et comme les 4000 îles valent définitivement le détour et que le Wat n'est pas loin de là...!

Nous avons loué un scooter pour s'y rendre de Pakse (57km). Il y avait autant peu de gens sur les routes que dans la ville, nous sommes donc maintenant persuadées que tout le monde habite la nord ahah! Au moins ça rend la circulation plus facile. Ce qui est drôle, c'est qu'après le Vietnam et le Cambodge où personne ne tient compte de la signalisation (et où ça devrait être obligatoire étant donné le nombre de conducteurs) ici (dans le sud du moins) c'est respecté. Ça fait étrange puisque les gens attendent devant... rien. Comme s'il était trois heures du matin! Le seul moment où il y a plus de gens dans les rues, c'est à la sortie des écoles, le temps que les étudiants rentrent à la maison.

Bref, nous avons profité de cette belle non-circulation en se rendant rapidement au Wat Phu. Il a fallu prendre un ''traversier''. Cette embarcation c'est en fait deux pirogues qui sont reliées par une plateforme qui est clouée dessus pour faire monter quelques motos et passagers. C'est très sommaire et tout à fait dangereux (selon les normes occidentales), mais tellement charmant. Amélie a encore été parfaite dans la conduite de notre engin... et sa montée dans les cote de sable (pour aller et revenir du traversier).

Wat Phu : temple indou avec quelques allusions au bouddhisme. Il a été construit par les Khmers. D'ailleurs, je ne l'ai pas dis, mais dans les trucs qui m'ont marquée au Cambodge, il y a l'influence importante de la culture indienne dans la religion et la nourriture. Plusieurs temples sont dédiés à des dieux indous, il est souvent questions de princes ou de princesses indiennes dans la mythologie et il y a beaucoup de cury et d'épices dans la cuisine Khmer. J'aime.

Wat Phu est en pleine restauration. Ce qui rend le temple particulier, c'est sa location dans une petite montagne. C'est vraiment joli. Des moines viennent encore y prier, des madames y vendent du ''sticky rice'', les chiens mangent les offrandes et personne ne fait de harcèlement pour vendre quelque chose. Sympathique.

Jours 69 - 70 : 4000 îles au Laos

Nous avons abouti sur l'île de Don Det (la moins chère), dans un petit bungalow sous les palmiers... directement sur le Mekong (6$)... avec deux jolies grenouilles comme colocs! Yé. L'arrivée en bateau était vraiment agréable. C'était si jolie avec les pêcheurs, les cannes à pêches accrochées à des rochers, des petits îlots de verdure, des mottes de sables, des gens qui se baignent, des vaches qui se rafraîchissent. Wow. J'ai trouvé ça si beau, que je ne peux même pas m'imaginer à quel point j'aurais capoté si je n'avais pas eu à me moucher à toutes les 2 secondes en toussant à m'arracher les poumons.

Cette journée là, nous avons fait le tour de l'île à pied en envoyant des Sabaiidi par-ci et par là (bonjour). Tout le monde répond ou te le dit en premier. Les gens sont si ''laid-back''. Tout est lent, rien n'est important... Tout arrivera à point, peu importe la rapidité à laquelle ça se fait.

Le coucher de soleil sur le Mekong est magnifique et coloré. Les gens sortent pour se laver et laver leur linge en même temps. Tous les enfants sautent à l'eau complètement nus. Avec les éclats de rires en bruit de fond : c'est ça la vie.

Le lendemain, nous avons enfourché des vélos pour aller visiter l'île d'à côté. En fait, ça se résumait à des chutes, un village et des restes de chemin de fer et de locomotives qui datent de l'époque coloniale française. Ça n'a donc pas été très long. Les chutes étaient assez impressionnantes, surtout quand tu les imagines pendant la mousson. Le village est à l'image de tous les autres : routes de terre, palmiers, bananiers, enfants qui jouent, vélos et petits ponts de bois. Pour se rendre à cette île, nous devons emprunter un pont payant dont les bénéfices vont à la partie de la communauté qui ne bénéficie pas des revenus touristiques. Cette soirée là, nous avons été manger avec Sharon et Mike, Amélie en a profité pour boire une bière Lao (qui est bonne paraît-il) puisque ses problèmes d'estomac étaient enfin terminés. Nous avons beaucoup ris et appris. Mike est un guide touristique qui a été pratiquement partout (pour le travail ou pour par lui-même), c'est une vraie encyclopédie. Sa blonde a beaucoup travaillé en Afrique, ils adorent le voyage, bref, c'était bien. En plus Mike était si drôle, ça n'avait même pas de bon sens! Quand nous avons quitté l'île à bord de notre pirogue motorisée, ils étaient sur la berge un peu plus loin... Sharon nous envoyait la main et Mike faisait semblant de faire du Tai Chi (je venais de lui parler de ceux qui en faisaient à 4hres du matin à Nha Trang ou qui faisaient du jogging). Trop drôle.

La raison pour laquelle nous avons du quitter ce petit paradis si vite est monétaire. Ça coûte cher manger là-bas et nous n'avions presque plus d'argent! Il fallait donc se rendre vers une grande ville pour en retirer. Cette grande ville est Pakse, capitale de la province de Champasak.

Du Cambodge au Laos

Traverser la frontière vers le Laos, ce n'est pas compliqué une fois que tu as accepté que : ton autobus aura 3 heures de retard, que tu en attendras un autre pendant 2 heures, que ton chauffeur en retard va avoir l'audace d'arrêter 30 minutes (après avoir roulé 5) dans un restaurant de sa famille pour que tu y dépenses, que les douaniers cambodgiens et laossiens vont te demander de l'argent pour étamper ton passeport, etc. C'est correct, c'est juste chiant. Le premier minibus avait 9 places (chauffeur et son cellulaire incluent). Nous étions 13 (dont un qui partageait le siège dudit chauffeur) Danger. En plus, une madame tenait à nous faire manger du ''sticky rice'' et c'est mauvais, mais il faut être polie!!! Rendue à Strung Treng, nous changeons de véhicule pour mettre tous les touristes dans le même (le seul) qui part direction frontière. C'est là que nous retombons sur le couple que nous avions rencontré à l'ambassade du Laos à Phnom Penh. Ils sont intenses, mais divertissants, alors nous passerons les jours qui suivent à se croiser pour manger et jaser.

À la frontière, le douanier cambodgien nous demande 1$ par personne pour nous donner l'étampe de sortie. Mike (du couple ''ami''), lui dit que l'ambassade lui a confirmé qu'il n'y avait pas de surplus à payer. Le gars répond ''except today'', je pars à rire (dans ma tête, ne vous inquiétez pas)... en bout de ligne, on ne paie pas parce qu'il n'a aucune arme pour nous soutirer cet argent. Toutefois, le gars du Laos lui, nous refuse l'entrée si nous ne payons pas ses 2$ de frais d'étampe. Après une discussion à sens unique (il n'en avait rien à faire...) qui ne sert à rien, les Belges et Allemands paient 2$ chaque, Amélie et moi on refuse plus que 1.50$ (offre acceptée) et Mike et Sharon partent sans le tampon d'entrée. Comme le bus ne veut pas partir, ils n'ont pas le choix d'aller payer. Pendant le trajet vers Don Det et Don Khon (îles faisant partie des 4000 îles), une grosse Allemande (que Mike a surnommé Frida), ne cesse de nous rappeler que ce sera sa fête le 28 décembre et qu'elle fait le tour du monde en 6 mois.

mardi 29 décembre 2009

Impressions cambodgiennes!

-Il fait chaud :p

-Peuple meurtri et méfiant à cause de son lourd passé (Annie S, tu te reconnais dans ces mots :D)

-Peuple souriant et enjoué

-Petit pays, petites distances, mais longs trajets

-La province du Mondulkiri est la moins touristiques et la moins peuplée... c'est un ''autre'' Cambodge trop souvent oublié.

-Les gens sur les toits des camions et minibus ou dans les boîtes arrières

-Les foulards sur la tête

-Les routes en construction

-Plus de voitures qu'ailleurs

-Les moines et les ''nuns'' qui sont si nombreux

-Les moines qui attendent leurs offrandes devant les maisons et les restaurents / magasins (des fois sans rien recevoir :( )

-Les temples (il y en a PARTOUT)

-La pauvreté frappante

-Les enfants travailleurs

-Notre séjour chez les Pnongs

-Les tuk-tuks qui ont l'air de carosses (très différents de ceux que j'ai connu au Sri Lanka ou en Inde, ils m'ont impressionée)

-Le fait que nous ayons prévu qu'une semaine au Cambodge et que nous soyions restées le double car le pays nous a charmé... Encore court direz-vous, mais c'est le seul qui aura été visité si rapidement, d'habitude, nous utilisons toute la durée du visa!

-Les ''fruit shakes''

-Le nombre de tuk-tuks à Siem Reap (louer une moto est interdit dans la région car les chauffeurs pour Angkor seraient tous au chômage!!)

-Noël dans un pays bouddhiste

-Les grenouilles au déjeuner dans notre hutte de l'est

-Les gars qui pleurent (ou sont TRÈS émus dans tous les clips de musique que nous avons vu... tout de même quelques dizaines (merci aux trajets de bus))

-Les nuns qui passent trop inaperçues parce que leur uniforme est mauve pâle

-La quantité d'escargots qui est vendue

-Le peuple Khmer en général

jeudi 24 décembre 2009

Jours 67-68 : Kratie

Le trajet vers Kratie a été beaucoup plus court que le précédent! Joie! Mais on dirait que mes fesses ont été traumatisées et après 1 heure je suis déjà très incomfortable. J'espère que ça passera bientôt car sinon je suis mal! Cela nous a permis d'arriver dans cette autre petite ville du bord du Mékong pour se reposer, reprendre des forces et essayer de calmer nos estomacs avant de prendre la route pour le Laos. Au programme ? RIEN PANTOUTE! (Ah oui : Noël!) JOYEUX NOËL!

Jours 64-65-66 : Senmonoron : pluie de fourmis rouges et rencontre des Pnong

Ce matin là, notre bus est arrivé 1h15 en retard et nous avons rencontré LE Cambodge qualifié de non touristique (après avoir fait les routes habituellement parcourues) dès que nous avons mis les pieds dans le bus. Pour une route qui allait prendre 7 heures malgré le peu de kilomètres à parcourir, nous étions trois fois trop dans un minibus remplit à bloc par des passagers, des fruits, des matelas, des convertures, de la nouriture, UN ARBRE, etc. Non seulement, ils n'avaient pas prévu d'espace pour les jambes (comme c'est souvent le cas, donc ça passe malgré l'inconfort de la foufoune), mais en plus ça PUAIT LE DURIAN à mort. C'était effrayant comme odeur, au point que j'ai du prendre un gravol et que nous avons respiré par la bouche pendant tout le trajet, rendant nos lèvres et gorges ultra sèches. Évidement, on ne pouvait ouvrir la fenêtre, poussière de route trop abondante oblige.

Tout de même, dans le positif, un des gars dans le minibus (Mott) nous a pris sous son aile avec ses quelques mots d'anglais (dont : ''Honey, I'm telling youuuuuuu'' utilisé beaucoup trop fréquement). Nous avons dîner ensemble dans un ''pit stop'' et il nous a montré un hôtel où nous pourrions coucher, mais il n'est pas venu avec nous et nous a assuré que nous en verrions d'autres sur le chemin si nous préférions. Comme il était gentil et que tout ce qu'il nous a dit jusque là était vrai, nous ne nous sommes jamais senties obligées comme c'est le cas trop souvent. Toutefois, il s'agissait de bungalows super propres avec eau chaude (région froide malgré la jungle) et TÉLÉ CÂBLÉE! Ok, ça peut paraître superficiel, mais nous avions envie d'écouter un film de Noël!! 8$ plus tard, nous étions installées dans cet endroit calme et superbe.

Le soir, nous sommes allées au village (qui encore une fois est minuscule et en construction: pas de routes, juste de la terre et des trous) manger. Nous avons rencontré L'autre voyageur qui s'y trouvait, William, seul avec sa moto en train de se préparer à faire une route très dangereuse du sud est au nord est. Il était si drôle à compter son argent (il avait peur d'en manquer dans un trou perdu) et à raconter des histoires de voyage! Je vais devoir vous en faire part un jour, ça vaut la peine!!

Le lendemain très tôt, chacune à bord d'une moto, Mott et son ami nous conduisent chez un mahout (dresseur et propriétaire d'un éléphant... un pour chaque mahout, ça prend trop de place en avoir plus d'un dans le jardin! :P ) avec qui Amélie aura vécu sa première expérience éléphantesque. Ils nous a rejoint à sa hutte de ''ville'' qui est loin de tout, sans électricité, sans eau courante ni toilettes, pour nous amener à sa ferme où il habite et travaille. Mott nous laisse avec son ami Pnong (tribu du coin) qui ne parle presque pas cambodgien et encore moins... anglais! Ça c'est le début d'une aventure de mimes et de regards.

Sur le dos de Shivat (l'éléphante souffrant de problèmes intestinaux qui ont failli nous asphyxier à plusieurs reprises et nous faire mourir de rire par leur durée et leurs sons), nous nous sommes faites balancer pendant des heures! C'est siiiiiiiii inconfortable un éléphant! À chaque fois je me dis PLUS JAMAIS! Mais bon, Amélie était si contente!

Nous sommes arrêtées près d'un cours d'eau pour dîner pendant que notre guide est parti (on ne sait où) et que sa femme a fait son lavage de linge et de corps, avant que nous assistions au lavage de Shivat (que Amélie avait amicalement surnommé toutoune). La deuxième partie du trajet a été plus difficile puisque nous sommes entrées dans une partie beaucoup plus dense de la jungle. Shivat avait une plus grande sélection de feuilles à manger et elle en voulait toujours plus! Pendant qu'elle déracinait des arbres avec sa trompe pour se freiller un chemin (oui, des arbres), où qu'elle en arrachait des plus petits pour les manger, nous recevions des braches, des feuilles de bananiers et d'autres arbres dans la figure, il nous pleuvait des fourmis rouges dessus (ça a été une grosse guerre et nous avons été beaucoup piquées!) et nous avions hâte d'arriver car ça signifierait la FIN du ballotement (le retour se faisant à pied donc beaucoup plus vite car bordel que ça ne marche pas vite ces grosses bêtes là!).

Nous sommes arrivées à une hutte qui ressemblait à sa ''hutte de ville'', mais en plus petit et avec plusieurs enfants. Nous n'avons pas trop compris qui étaient les enfants de qui, qui était qui, mais nous pensons qu'il y avait des soeurs, leurs maris, la grand-mère et les enfants. Tout ça, dans une mini hutte toujours sans eau, électricité ou toilettes. Construites à même le sol, nous marchions sur la terre. La cuisine était inexistante, à part une petite table de bambou construite à l'extérieur et un mini feu de camp à l'intérieur (poumons noirs, nous voilà).

Nous étions à côté de leur rizière et de leur jardin de citrouilles et autres légumes, nous partagions la hutte avec une famille élargie en plus de leurs poules, coqs, chiens et Ze conchon. Les enfants étaient si sales et plein de poussière, mais si adorables. Nous avons fait ami ami en échangeant de la nourriture! Ils restaient tout de même craintifs!

Là où il est permis aux enfants de pisser dans l'entrée, aux poulets et aux chiens de se promener dans le panier où les légumes à manger sont fraîchement coupés, nous avons mangé un bon plat (qui nous a rendu un peu malade toutefois!) et un mauvais. Le mauvais c'était du bambou et de la citrouille cuits dans une tige de bambou. Oh que ce n'était pas bon! Mais nous avons mangé, politess oblige!

Le soir tombé, il s'est mis à faire froid! Nous avions des hamacs alors que tout le monde dormait sur la partie de la hutte qui est un peu surélevée et où on mange et dort. J'étais jalouse! Ça avait l'air beaucoup plus confortable leur truc, mais bon, évidement, je n'ai rien dis et nous n'avons pas vraiment dormi. C'était froid et humide, un mec est venu se prendre une feuille de tabac à 2hres du matin, le coq s'est trompé et il a hurlé à 4 heures en prenant soin de venir s'installer juste sous nos hamacs, les poules ont eu peur et ont sauté du toit (elles dorment dans un trou du toit) pour ensuite faire un vacarme en remontant. Bref, sommeil léger.

Le lendemain a été plus intéressant car nous avons marché dans la jungle, notre mahout hache à la main nous freillait un chemin. Nous sommes arrêtées dans plusieurs huttes sur le chemin du retour. Les gens, toujours aussi pauvres nous ont accueilli avec des sourires de gêne et un enthousiasme pour l'appareil photo qui est comme un miroir! C'est si drôle pour eux et donc si charmant pour nous! Les enfants avaient tous l'air malades. Je comprends avec le temps qu'il fait la nuit! Mais ça ne les empêche pas de jouer et de rire!

Nous avons même aidé (trop peu... le temps et notre lenteur oblige) à récolter le riz! Ça j'ai super aimé!! Panier accroché autour de la taille, nous allions de plus en plus vite!!

Bref, ce fut une expérience encore plus intense que dans le nord du Vietnam car nous n'avions pas de traducteur... seulement nos mains, nos expressions faciales et quelques sons. Ils constinuaient à faire comme ils feraient si nous n'y étions pas, nous avons vu la vie comme trop peu de gens la voient. Wow.

p.s. Notre mahout a gossé des baguettes avec du bambou pour le dîner... Amélie a été si impressionnée et lui si flatté de son enthousiasme qu'il lui en a gossé 3 paires de plus (petits motifs décoratifs compris) et moi il m'a fait des animaux en bambou!!! :)

Jour 63 : Kompong Cham

De Siem Reap, nous nous sommes dirigées vers la petite ville de Kompong Cham qui est sur la rive du Mekong. Il n'y a rien à y faire, mais elle consiste en un bon point de départ pour la province de Mondulkiri qui est complètement à l'est du pays (et la moins peuplée du Cambodge soit dit en passant). Dans les attractions de l'endroit, le marché et le pont de bambou qui relie la ville à une petite île en face (il est construit à la main et reconstruit après chaque mousson!). En peu de temps, le tour était fait. Nous avons rencontré un Anglais et 2 Américains avec qui nous avons passé la soirée à boire des jus de fruits (et du vin... l'Anglais n'arrêtait pas d'en acheter!)